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  • : Du Côté de Sara Tancredi
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  • : Fanfiction Prison Break Loisirs
  • : Voici ma fanfic "Du Côté de Sara"... Elle raconte l'aventure Prison Break à travers les yeux de Sara Tancredi. Cette fanfiction est un mélange entre les événements de la série et d'autres séquences que j'ai imaginé. A vous de me donner vos impressions ! En espérant que cette histoire vous plaise... Bonne lecture ! ;-)
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Dimanche 7 septembre 2008 7 07 /09 /2008 14:13



2ème partie

Ils étaient des centaines, peut-être des milliers à parcourir de long en large Hyde Park dans un brouhaha assourdissant. Les étudiants se plaisaient apparemment à se retrouver entre eux, à toute heure du jour le long de ces promenades, de ces grandes étendues de verdures, à l’ombre des arbres, dès que leur emploi du temps le leur permettait. Veronica avait raison… c’était l’endroit parfait pour retrouver deux des évadés les plus recherchés d’Amérique !

Etrangement, au fur et à mesure que nous avancions, mon excitation se transformait en une crainte, une angoisse que je ne pouvais contrôler. Ma partenaire de galère, elle, marchait d’un pas sûr et confiant, comme à son habitude. Une fois encore, je me pris à rêver d’avoir moi aussi, cette belle assurance.


- Tout va bien se passer Sara… Ici, c’est la cohue à chaque instant, on ne risque pas de se faire repérer. Les flics ne patrouillent qu’à la tombée de la nuit.
M’expliqua-t-elle, comme si elle avait deviné mon inquiétude.

Pourtant, je ne lui répondis pas. J’étais bien trop concentrée sur le fait de savoir que dans quelques minutes à présent, j’allais revoir l’homme qui m’avait rendu la plus heureuse et la malheureuse du monde. Mon cœur devait battre à cent à l’heure et mon cerveau ne devait plus très bien fonctionner sous la pression car à cet instant, j’étais incapable de me représenter le visage le plus doux du monde dans ma tête. Michael Scofield n’était plus qu’une ombre pour moi, seuls le bleu pur de ses yeux m’apparaissait, comme le plus profond de mes souvenirs.



- Mon Dieu… Lincoln ! Souffla la jeune avocate en s’arrêtant nette.


Stupéfaite, je me mis à regarder partout autour de moi quand enfin je le vis… Lincoln Burrows, l’homme sans qui toute cette histoire n’aurait jamais vu le jour ! Il était là… adossé contre un arbre, près d’un banc.

« Non, je ne peux pas… », pensais-je. C’était beaucoup trop tôt, je ne m’étais pas assez préparée à revoir Michael, ce serait trop dur. Mon cœur… mon cœur allait exploser dans ma poitrine !

Je respirais calmement et tentais de contrôler mes émotions pour le chercher des yeux. Qu’est-ce que cela signifiait ? Lincoln était seul… Remarquais-je, aussi surprise qu’affolée.



A la vue du grand frère, le visage de Veronica se fit instantanément plus doux et plus lisse. Elle semblait ne plus entendre cette vague de bruit qui nous entourait et s’avança lentement vers lui. Je ne bougeais pas d’un pouce. Je me contentais de les regarder croiser leurs regards pour la première fois depuis trop longtemps.

- Ve… Veronica… Balbutia Lincoln en la voyant s’approcher.

Sans plus de retenue, elle se jeta fougueusement dans ses bras et s’accrocha à lui comme à une bouée de secours. Lincoln enfouit son visage dans sa chevelure noire de jais pour lui murmurer quelques mots à l’oreille.

- Ma Veronica…

Il me sembla voir leurs bouches se frôler.
Veronica le regardait comme s’il s’agissait d’un revenant. Son regard semblait pénétrer tout son être comme s’il s’agissait-là, de sa dernière chance de pouvoir l’observer, le toucher…





- Sara, viens donc un peu par-là !
Se ravisa l’avocate à mon attention.


La séquence émotion étant de toute évidence terminée, je m’aventurai jusqu’à eux. Enfin je me retrouvais devant cet homme… ce géant aux traits durs et fermes qui semblait, à la vue du monde, aussi froid que l’hiver. Pourtant, pour avoir passé bien des heures à ses côtés à l’infirmerie, je le connaissais, je m’étais habituée à ce visage renfermé et à ce faux air désinvolte. Alors pourquoi soudain me faisait-il peur ? Non, ce n’était pas de la peur… j’étais impressionnée, tout simplement. Impressionnée de me retrouver devant cet homme à la forte carrure que le FBI pourchassait jour et nuit pour un crime qu’il n’avait pas commis.



- Sara… content de vous revoir. Grommela-t-il de sa voix sauvage.
- Bonjour Lincoln. Je suis heureuse de voir que vous allez bien.

Une question me brûlait les lèvres…

- Où est ton frère ? S’inquiéta Veronica.
- Il est à l’entrée de Hype Park. Il ne voulait pas que nous traversions le square ensemble. Tu connais mon frère, il flippe pour rien ! Se dérida-t-il. Il devrait nous retrouver dans quelques minutes.
- Bien.





J’avais mille questions à lui poser. Où étaient-ils pendant tout ce temps ? Avaient-ils rencontré des problèmes en route ? Comment allaient-ils ? Que comptaient-ils faire à présent ? Où étaient les autres évadés ?

Pourtant… pas un son ne sortit de ma bouche. J’étais transie de peur à l’idée de voir Michael arriver. Comment allait-il se comporter avec moi ? Et moi-même ? Seigneur, je n’étais plus sûre de rien et je savais que je resterais muette comme une carpe jusqu’à ce qu’il arrive.



Veronica et Lincoln ne se quittaient pas des yeux. Ils échangeaient des sourires, des soupirs de satisfaction à tout va.

- Est-ce que tu vas bien, tu es sûr ? Tu as l’air si fatigué et amaigri…
Lança-t-elle.
- Manger n’est pas vraiment notre priorité ces derniers temps, tu sais. Ce n’est pas le pire crois-moi. Je suis surtout épuisé, nous n’avons pas beaucoup dormi depuis que nous sommes dehors.




De loin, de très loin, je le vis soudain arriver vers nous. Je ne le cherchais pas particulièrement du regard pourtant il accrocha mes yeux comme s’il était impossible que je puisse le manquer à travers cette horde d’étudiants.

Mon cœur fit un bond dans ma poitrine. Machinalement, je reculai d’un pas… Je le vis avancer d’un pas rapide mais les yeux rivés sur le sol, comme s’il connaissait par cœur le parcours qui nous séparait. Arrivé à notre hauteur, il daigna enfin relever la tête, enfoncée dans sa casquette.



Nos retrouvailles ne furent pas aussi flamboyantes que celles de Lincoln et Veronica. Il s’arrêta à quelques mètres de moi, comme pour vérifier si je n’allais pas me jeter sauvagement sur lui pour lui arracher les yeux. Je pouvais sentir jusque là que lui aussi… il ne savait pas comment s’y prendre. Sa gêne et sa timidité étaient adorables… A présent en face de moi, je n’eus plus aucune difficulté à me remémorer tout ce qui faisait Michael Scofield, l’homme qui m’aurait fait traverser le feu pieds-nus.


J’avais espéré, rêvé cet instant depuis des jours ; la peur m’avait rongé chaque nuit ; et il était là, devant moi, droit comme un i. Pour la première fois, il n’était pas dans un habit de prisonnier. Je n’avais aucune idée d’où il pouvait bien sortir cela, mais il portait un costume beige d’un chic incroyable ! Michael portait une cravate ! Sa carrure et sa nouvelle tenue vestimentaire le faisait paraître plus « homme » que jamais. Il était séduisant. Il m’intimida.

Son visage était beaucoup plus fatigué et sombre que la dernière fois où nous nous étions vu. Une inquiétude permanente habitait ses yeux et il semblait ne pas avoir souri depuis des lustres. « Quelles horribles épreuves as-tu pu bien traverser pour l’amour de ton frère ? », songeais-je alors que je ressentais un étrange pincement au cœur.




- Bonjour… Me risquais-je en affrontant son regard pour la première fois depuis son arrivée.


Peut-être était-il un peu trop froid ce « bonjour », ou un peu trop distant… Comment un simple bonjour pourrait-il faire l’affaire après tout ce qu’il s’était passé depuis la dernière fois que nous nous étions vu ? Tant de choses avaient changés, nos vies étaient sans doute bouleversées, à jamais. Comment ce « bonjour » pouvait-il effacer ce feu d’émotions qui brûlait en moi à cet instant ? Foutu bonjour ! J’aurais mieux fait de rester muette !

Visiblement, il fut bien meilleur que moi. Il cligna des yeux, comme pour s’assurer que c’était bien moi qui me présentait devant lui. Emu, il enfonça davantage sa casquette sur sa tête, ce qui plongea son regard dans une ombre mystérieuse. Il était bouleversé.



- Je ne peux pas croire que tu sois là…
Murmura-t-il d’une voix entre les larmes et l’excitation.
- Michael… il s’est passé tant de choses… Si tu savais… Soupirais-je, incapable de le regarder directement.


Je fixais mes yeux au sol quand je sentis une chaleur m’envahir. Ses bras vinrent encercler mes épaules, sa tête se colla contre la mienne, fort, très fort. Machinalement, mes mains vinrent se glisser dans son dos, sur sa taille, dans son cou, sa nuque. J’avais besoin de le toucher, de sentir à nouveau son odeur, sa douceur. Une souffrance intense me parcourut le ventre, j’aurais voulu le serrer dans mes bras à en étouffer. Dieu qu’il m’avait manqué !

De toute évidence, Michael Scofield était bien plus fort que moi au jeu des retrouvailles.


Pourtant lorsque nous nous dégageâmes de notre intense étreinte, il n’en resta que la crainte et l’incompréhension. Je reculai et le dévisageai, soudain refroidie.

- Je suis heureuse de voir que tu t’en es bien sorti… Lui lançais-je, plus distante.
- Sara, je ne m’excuserai jamais assez pour ce que je t’ai fait. Répliqua-t-il, rongé par les remords.


Son frère se tourna vers nous, puis vers Veronica et sourit. Notre quatuor semblait l’envahir de joie.





Par Pitchoune
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