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Voici ma fanfic "Du Côté de Sara"...
Elle raconte l'aventure Prison Break à travers les yeux de Sara Tancredi.
Cette fanfiction est un mélange entre les événements de la série et d'autres séquences que j'ai imaginé.
A vous de me donner vos impressions ! En espérant que cette histoire vous plaise...
Bonne lecture ! ;-)
Je ne comptais plus le nombre de fois où je zappais sur ma télécommande. J’essayais de regarder toutes les chaines d’information que ma petite télévision d’hôpital, devenue seule fenêtre sur le
monde extérieur, voulait bien me donner. Mais rien… aucune nouvelle des évadés ! Enfin si… des interviews par-ci par-là, mais au fond rien de concret. Au moins la liste des fugitifs était claire à
présent, elle était d’ailleurs placardée dans tout le pays ! Lincoln Burrows, Michael Scofield, Fernando Sucre, Theodor Bagwell, Charles Westmoreland, John Abruzzi et Benjamin Franklin étaient
officiellement les sept évadés de Fox River.
Pourvu que Michael aille bien ! Soupirai-je. Je paniquais de n’avoir aucune nouvelle tout en sachant qu’il valait mieux ne pas en avoir. Au moins l’espoir que son frère et lui soient en sécurité
subsistait. Mais pour combien de temps… me demandais-je pour la énième fois.
J’entendis frapper à ma porte.
- Entrez !
- Bonjour ma chérie !
- Papa, c’est toi. C’est gentil d’être revenu me voir.
Il prit une chaise et l’avança près de mon lit.
- Comment te sens-tu aujourd’hui ?
- Bien mieux ! A vrai dire, si ça ne tenait qu’à moi, je rentrerais chez moi…
- Tant mieux Sara, mais il ne faut pas non plus brûler les étapes. Si les médecins veulent te garder en observation encore un moment il y a une raison, tu devrais le savoir mieux
que personne…
Je fis la grimace.
- J’espère que tu pourras un jour trouver la force de comprendre mon geste, Papa. Mon sacrifice m’a fait perdre mon travail et peut-être bien plus,
mais si j’ai pu sauver Lincoln, cela n’aura pas été pour rien.
- Tu es une personne incroyable, c’est tout ce que je vois. Il n’y a qu’une seule Sara Tancredi sur terre et cet homme a eu une chance folle de tomber sur elle…
Murmura-t-il. - Tu sais pourquoi j’ai fait ça… N’est-ce pas ? Tu sais… Lançai-je doucement.
Mon père posa un doigt sur ses lèvres sous-entendant que ce n’était ni le lieu, ni le moment de parler de cela.
Son visage se détendu, il me sourit. C’était si bon de revoir ce visage doux et aimant que j’avais pu connaître il y a bien longtemps… lorsque la politique et l’argent n’avaient pas encore eu
raison de sa vie.
- Tiens, j’ai récupéré ton sac à la prison.
- Merci papa, pose-le par-là…
- NON !
- … que se passe-t-il ?
- … Ne le laisse pas n’importe où à la vue de tout le monde… tu es imprudente ma fille, ce n’est pas le moment de te faire voler quoi que ce soit en plus !
Je fronçais les sourcils. Mon père était vraiment inquiet pour n’importe quoi en ce moment ! Réalisais-je en le voyant paniqué à la pensée que quelqu’un puisse oser voler un sac à main dans un
hôpital !
- Je te le range dans ton placard d’accord ? Tu sauras où il est comme ça. Me sourit-il. Aaah Sara, je suis
heureux de te voir en meilleur forme. J’ai eu si peur.
- Je sais Papa, je suis désolée.
- Ne t’excuses-pas. C’est un accident… peut-être avais-je besoin qu’un tel drame arrive pour me rendre compte à quel point je t’ai délaissé.
A ces mots, je ne répondis rien et baissais les yeux. Je n’aurais pu le contredire de toute façon… même pour lui faire plaisir… je m’étais sentie si seule et si peu soutenue ces dernières années
!
- Pardon ma petite fille ! Pardon pour tout ça. Je te promets de revoir sérieusement mes priorités dorénavant. Je… je ne sais pas ce que je serais
devenu si tu … si tu…
- Ce n’est pas le cas, Papa ! Je suis là et je vais bien ! Et nous avons l’avenir devant nous pour nous rattraper. Lui souriais-je.
Ma voix était douce et mes paroles réconfortantes. J’avais attendu si longtemps d’entendre de telles paroles dans la bouche de mon père que ma voix se transformait en miel à ces mots.
- Je vais te laisser te reposer. Prends soin de toi ma chérie, je repasserai !
- Merci d’être venu Papa, à bientôt !
* * *
C’est à la même heure que la veille que je me rendis dans le couloir où j’avais rencontré ce mystérieux jeune homme. Je constatais également que je me déplaçais de mieux en mieux avec mes
béquilles. Si les malades organisaient une course à béquilles, je pourrais même songer à m’inscrire ! Riais-je en avançant.
- Sam ! Vous êtes déjà là ! Remarquais-je. - Oui, j’arrive à l’instant. Vous me semblez bien gai !
- Oui… je… ma bonne humeur est revenue et le moral aussi, c’est important !
Sam délogea sa main de dernière son dos et dévoila un très joli bouquet de fleurs.
- Je vois que vous allez encore gâter votre grand-mère. Souriais-je. - Non, elle a eu le sien hier, celui-ci est pour vous. Mon passe-temps est de gâter tous les patients de cet hôpital et il se trouve que vous êtes la
deuxième sur ma liste Sara Tancredi ! Me taquina-t-il.
Il me tendit le bouquet que je saisis avec plaisir. Des lys ! Mes fleurs préférées ! Je plongeais mon nez dedans et inspirais ce délicieux parfum que je n’avais pas eu l’occasion de sentir depuis
un bon moment. Quel bonheur de ne plus respirer les odeurs de l’hôpital ne serait-ce qu’une minute !
- Merci, c’est adorable. Répondis-je. Si vous le souhaitez, je peux vous accompagner pour rendre visite à votre
grand-mère ?
- Oh n… non non, c’est gentil mais je ne veux pas vous ennuyer avec ça !
- Vraiment ça ne m’ennuie pas…
- Vous savez c’est une fantastique grand-mère mais elle est un peu sauvage et agressive envers les inconnus. Si vous saviez le carnage qu’elle fait avec les médecins !
S’esclaffa-t-il.
Prenant conscience que cette idée ne l’emballait pas, je n’insistais pas.
- Par contre, si vous le souhaiter je pourrais passer vous voir demain ?
- Avec plaisir, je commence à m’habituer à nos entrevues de l’après-midi ! Répliquai-je. - Donnez-moi le numéro de votre chambre, cela vous évitera de sortir dans ces couloirs glacials et puis ce sera plus convivial.
- Bien sur, je suis dans la chambre 504 au cinquième étage.
- Parfait, c’est noté ! Alors à demain Sara, portez-vous bien d’ici là !
* * *
Le lendemain, je me sentais encore un peu mieux. J’avais même réussis à prendre ma douche plus rapidement que d’habitude. J’étais contente
que Sam passe me voir ! Il n’était pas forcément mon genre, d’ailleurs, je n’avais absolument pas envie de penser à ça pour le moment, mais il me faisait rire ! Et de ça… j’en avais un grand
besoin !
Je m’assis sur mon lit et feuilletais un magazine en l’attendant. Il allait arriver d’une minute à l’autre.
J’entendis frapper à la porte. Il était même en avance ! Remarquais-je.
- Entrez !
A ma grande surprise, je vis une grande tornade débarquer dans ma chambre. Une tornade avec une longue chevelure noire d’un noir de jais. Veronica Donovan !
- Sara ! S’écria-t-elle en me voyant. - Bonjour Veronica ! Vous ici ! C’est une bonne surprise ! Comment…
- Sara, nous n’avons pas une seconde à perdre !
J’ouvris de grands yeux devant le stress et la peur qu’elle dégageait. Elle fit volte-face et claqua la porte de la chambre derrière elle.
- Veronica que se passe-t-il ? Avez-vous des nouvelles de Lincoln ?... de Michael ??
- Je regrette Sara mais je n’ai pas le temps de bavarder, il faut que nous partions !
- Partir ? C’est de la folie enfin, que se passe-t-il ?
La jeune femme s’affairait de droite à gauche dans la pièce et son regard roulait de part et d’autre, incapable de se stabiliser. Elle saisit son sac à main et plongea sa main à l’intérieur
pour en sortir… des vêtements.
- Vous ne pouvez pas rester habiller ainsi, on vous repérera tout de suite ! S’alarma-t-elle.Je vous ai apporté quelques vêtements à moi. Je vous en prie changez-vous vite ! - Allons Veronica, c’est ridicule, je ne peux pas partir comme ça… Que se passe-t-il donc
?
La jeune avocate prit une grande respiration, s’efforçant de rester calme et pourtant objective.
- Sara, croyez-bien que je suis quelqu’un d’ordinaire agréable et doux mais si vous insistez encore un peu, je vais devoir vous habiller et
vous faire sortir d’ici moi-même avec ou sans votre consentement !
Devant la panique dont elle faisait preuve, j’arrêtais de poser des questions et saisis les vêtements qu’elle me tendait.
- Je sais qu’on ne se connaît pas beaucoup Sara, mais j’espère que vous savez quand même que je suis encore saine d’esprit !
Lança-t-elle pendant que je me changeais. - Vous me faites peur… pourquoi faut-il partir si vite ?
- Je ne vous donne pas un jour de plus Sara… pas si vous rester ici en tout cas ! C’est une question de vie ou de mort, croyez moi !
Ces mots m’assommèrent littéralement. Je repensais alors à la personne qui m’avait volontairement poussé en dehors du périphérique et qui avait voulu me tuer… Qui pouvait encore en vouloir à
ma vie ?
- Comment va-t-on sortir d’ici ? Questionnais-je, un peu à l’ouest. - Nous n’aurons pas le choix… il va falloir que nous nous fassions passer pour des visiteurs et sortir par l’entrer principale.
- Vous savez, malgré ces vêtements, je pense que l’on me reconnaitra facilement ! Lui fis-je remarquer.
Mais j’étais loin de soupçonner quelle ingénieuse personne était Veronica Donovan.
Elle sortit d’autres effets de son grand sac en souriant et me mit une perruque blonde sur la tête. Des lunettes de vues dernier cri et de grosses boucles d’oreilles finirent d’habiller mon
personnage. Elle avait visiblement tout prévu ! Ses vêtements étaient un peu justes pour ma grande taille, mais pour franchir les portes de l’hôpital, cela irait parfaitement ! Je pourrais
toujours me changer une fois chez moi ! Pensais-je.
C’est alors que nous entendîmes frapper.
- Sam ! Murmurais-je.
Veronica fronça les sourcils et me fit signe de ne pas aller ouvrir. Elle m’entraina dans la salle de bain, referma la porte et alla ouvrir.
- Oui ? Puis-je vous aider ? Chantonna-t-elle au visiteur. - Heu… Sam Wolper je… Bonjour ! Je viens voir Sara Tancredi… il était prévu que je passe et…
- Mademoiselle Tancredi est partie en promenade ! Répliqua-t-elle. - En promenade ? Répéta-t-il, ahurit. - Oui, vous savez la marche c’est très bon pour la rééducation ! Elle devrait être de retour d’ici une demi-heure ! Sourit-elle en lui
fermant la porte au nez.
La jeune femme m’ouvrit et me fit signe de rester silencieuse. Nous attendîmes quelques secondes jusqu’à entendre les pas du jeune homme s’éloigner.
Veronica entre-ouvrit délicatement la porte et aventura un œil dans le couloir avant de me faire sortir. Il n’y avait personne.
- Allons-y ! Me lança-t-elle.
- Attendez ! Répliquais-je. Mon sac à main !
- Dépêchez-vous !!
Je fonçais dans mon placard et l’attrapais avant de la rejoindre. Pour sortir discrètement, il était impossible que je me serve de mes béquilles. Malgré le fait que je me rétablissais
rapidement, ma cheville était toujours fragile et je boitais toujours un peu. Veronica comprit immédiatement ma détresse et arriva pour me soutenir quelque peu dans ma marche.
Nous longeâmes le plus discrètement possible les couloirs. La perruque blonde était heureusement assez longue et couvrait l’intégralité de ma chevelure, de plus elle était munit d’une frange
ce qui camouflait bien mon large front. Nous ne prîmes pas l’ascenseur de peur de croiser un visiteur ou un médecin qui aurait été susceptible de me reconnaître. Cinq étages à descendre par
les escaliers avec une cheville foulée n’était pas une mince affaire ! Heureusement Veronica se montra très efficace et m’aida du mieux qu’elle pu. Dans le hall, je gardais la tête baissée et
nous nous dirigeâmes enfin la sortie.
- Attendez ! Cria un homme en nous voyant.
Sam ! Réalisais-je mal à l’aise.
Mais Veronica ne prit pas la peine de s’arrêter cette fois. Elle me prit par le bras et m’emmena à l’extérieur sans ménagement.
- Nick est garé tout près ! M’indiqua-t-elle.
Nick Savrinn était donc aussi dans le coup !
La voiture attendait en effet tout près de la sortie. A peine entrées à bord, le jeune homme fit gronder le moteur et démarra en trombe.
Je me retournais et vis Sam sortir en courant de l’hôpital. Il avait compris la supercherie et je réalisais alors que cet homme ne me voulait pas autant de bien que j’avais pu le croire. Mais
pourquoi ? Me répétai-je ! Qu’avais-je bien pu faire ? Je ne le connaissais même pas !!
- Vous allez bien Sara ?
- Ça va Nick, grâce à vous !
- Il était moins une apparemment. Remarqua Veronica.
Je repris peu à peu mon souffle, me sentant finalement plus en sécurité dans la voiture avec Nick et Veronica que dans ma chambre d’hôpital.
- Où allons-nous ? Me risquais-je enfin. - Loin d’ici ! Répliquèrent-ils en chœur sans plus de précision. - Serait-il possible de passer à mon appartement pour récupérer quelques affaires ?
Ni l’un ni l’autre ne me répondirent immédiatement. Et sentant mon égarement complet, Veronica dû avoir pitié de mon âme.
- Sara… je suis allée chez vous. Il n’y a plus rien !
J’ouvris la bouche, ébahie.
- C… comment, mais…
- Tout est sans dessus dessous et la police a envahit les lieux pour l’enquête. Nous ne pouvons pas aller chez vous.
J’en restais bouche-bée. Je passais ma main sur mon visage, sous le choc. Quelqu’un me traquait… une ou plusieurs personnes en tout cas… elles m’avaient trouvé, en voulait à ma vie entière et
comptaient apparemment tout détruire sur leur passage. Qu’avais-je fait ? M’énervais-je silencieusement en me pinçant les lèvres. Que voulaient-ils ? Que cherchaient-ils ? Ma vie n’avait pas
fini de changer… réalisais-je à la vue des derniers événements.
- Sara ?
- Oui ? Murmurais-je d’une petite voix. - Je crois que maintenant on peut se tutoyer ! S’exclama Veronica.