Jeudi 6 mars 2008
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16:50
Depuis quelques jours enfin, je pouvais sortir de mon lit ! Mais les médecins ne me laissaient toujours pas rentrer chez moi. Etant moi-même docteur, je ne pouvais pas les blâmer. Après un accident
comme le mien, il restait encore un bon nombre d’examens à passer pour vérifier que rien d’autre n’avait été touché mais globalement j’avais eu une chance incroyable ! Rien de casser, à peine
un poignet et une cheville foulés, quelques bleus et hématomes par-ci par-là.
- Mademoiselle Tancredi, un agent du FBI, Monsieur Mahone a téléphoné tout à l’heure pour vous prévenir qu’il repasserait en fin de semaine pour vous poser
de nouvelles questions.
A ces mots, je soupirais. Cet Alexander Mahone était déjà venu me bombarder de questions déjà deux fois. Comme je l’avais pressenti, une enquête avait été ouverte après que Michael et sa petite
bande se soient évadés et j’étais considérée comme complice numéro un, ni plus ni moins ! En effet, il n’avait pas fallut longtemps pour déduire que ma volonté de laisser Lincoln passer la nuit
dans l’infirmerie n’était pas un pur hasard.
Je décidais de me promener dans les couloirs de l’hôpital pour quitter un peu les murs de ma chambre, peu distrayants à mon goût.
- Aïe ! Soupirai-je en trébuchant.
Une de mes béquilles était tombée au sol.
- Ne bougez pas, je vais vous aider ! S’alarma un homme qui attendait par-là.
L’homme ramassa ma béquille et me la tendit en souriant.
- Cassé ?
- Non juste foulé, heureusement. Répondis-je en lui rendant son sourire.
- Tant mieux ! Que vous est-il arrivé ?
- Accident de voiture… Soupirai-je, sans en dire plus.
- Ca arrive plus souvent qu’on ne le pense, j’espère que vous vous rétablirez vite !
- Merci ! Et vous, vous êtes ici pour quoi ?
- Je rends visite à ma grand-mère. Elle s’est cassée le col du fémur en tombant dans les escaliers la pauvre. Et comme je suis le chouchou de ses
petits-enfants, je ne manque pas de venir la voir tous les jours. S’esclaffa-t-il.
- Hé bien, elle peut être fière d’avoir un petit fils comme vous.
- Elle fait les meilleurs cakes aux myrtilles du monde !
Je ris. Quel bien cela faisait de rire un peu. Nous échangeâmes un regard.
- Sam Wolper. M'indiqua-t-il en me serrant la main.
- Sara… Sara Tancredi. Me présentais-je à mon tour.
- Enchanté Sara.
- Moi de même. Je suis désolée, je vais devoir vous laisser, une amie va venir me voir et si je ne suis pas dans ma chambre, je risque de l’entendre d’ici !
M’esclaffais-je.
- Aucun problème. Bon rétablissement Sara, à bientôt !
Je le remerciais et repris mon chemin.
- Sara ? L’entendis-je appeler derrière moi.
- Oui ?
- Est-ce que cela vous dirait de se croiser de nouveau dans ce couloir demain à la même heure ?
Sa demande me fit sourire.
- Avec plaisir Sam. A demain alors.
* *
*
A peine installée sur mon lit, Katie arriva.
- Bonjour ma jolie ! Comment vas-tu aujourd’hui ? Lançait-elle en avançant une chaise pour s’asseoir à mes côtés.
- Beaucoup mieux ! J’ai encore quelques douleurs au crâne, mais globalement ça va bien !
- Je suis heureuse de te voir comme ça, tu sembles bien mieux en effet. Tu sais que tu es une vraie star à Fox River depuis quelques jours !
Cette allusion me fit sourire. Katie était extraordinaire. Elle savait très bien que la situation dans laquelle je me trouvais était loin d’être rose, peut-être se demandait-elle encore comment
avais-je pu faire une chose pareille, mais pas une seconde elle ne m’avait jugé ou assommé de questions.
- Tiens, mes gamins ont fait des dessins pour toi. Lança-t-elle fouillant dans son grand sac à main rouge.
Elle les saisit et me les montra. Le premier représentait une petite fille qui tenait la main d’une très grande femme, ce devait être moi ! Toutes deux souriaient jusqu’aux oreilles. Je reconnus
immédiatement le coup de patte de la fille aînée de Katie. Le deuxième était composé de ronds et de traits de couleurs de part et d’autre. C’était bien sûr l’œuvre du petit Jason de 3 ans.
- Ils sont adorables !! Quels beaux dessins, voilà qui égayera un peu plus ma chambre d’hôpital ! Tu les embrasseras tous les deux pour moi.
- Bien entendu. Au fait, ton père est passé chercher ton sac à main, il te l’amènera dès qu’il pourra passer te voir.
- Il est déjà venu deux fois. Le pauvre, il s’est fait énormément de soucis à cause de moi. Je sais que si j’y étais restée, il ne l’aurait pas supporté. Il ne s’est déjà jamais
remis de la mort de ma mère... Expliquai-je.
- Au moins, il a mis un peu ses réunions de côté, ce n’est pas une mauvaise chose ! S’exclama Katie.
Mon père avait été tout ce qu’il y avait de plus adorable avec moi. Malgré les accusations portées sur moi, il continuait de me soutenir. Je savais qu’il culpabilisait car je lui avais demandé de
s’occuper du dossier Burrows, et à l’heure d’aujourd’hui, et pourtant sans savoir pourquoi, j’étais certaine qu’il ne l’avait pas fait. C’était sans doute la raison pour laquelle il comprenait que
j’ais pu tenter une chose aussi folle que d’aider Lincoln à s’évader parce que je le savais innocent.
- Katie, j’ai tellement peur de ne plus jamais pouvoir travailler ! Cet agent de malheur veut revenir me voir demain… je vais avoir de gros ennuis…
- Il faut être patiente ma jolie. Ce que je sais moi, c’est que tu t’es sacrifiée pour un homme que tu crois innocent. Et tu peux me croire, si un jour ce complot est résolu, tu
mériteras une sacrée médaille.
- Merci Katie… Murmurais-je.
- Pourquoi donc ?
- Pour tout ! Pour être là sans arrêt pour moi, pour m’écouter et me réconforter comme tu le fais !
* *
*
Par Pitchoune
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