Mardi 5 février 2008
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12:09
1ère partie
- Maman attend-moi !!
Ma mère est là ! Je la vois ! Elle est à quelques mètres de moi et me sourit. Qu’il est apaisant ce sourire que j’avais tenté tant de fois de redessiner dans ma
tête. Je retrouve la douceur des traits de son visage, ses incroyables yeux malicieux qui m’avaient quitté il y a des années. Mon Dieu… elle est si belle. Ses longs cheveux flottent sur ses
épaules et je me rends compte qu’en grandissant mes cheveux sont à présent aussi beaux que les siens.
- Ma chérie ! Sara ! Sara, mon petit cœur ! Appelle ma mère.
Mes yeux ruissellent de larmes de joie. Je ne sais pas exactement où je suis, je m’en fiche, et j’avoue que je n’y pense même pas. Je souris aux anges et ne peux
décrocher mon regard de l’être le plus cher à mon cœur.
Je me précipite dans ses bras… qu’ils sont chaleureux et réconfortants. Je m’abreuve d’une soif de douceur inaltérable entre ceux-ci.
- Maman… Maman c’est bien toi !
- Je suis là ma chérie, je suis là.
Ses bras autour de moi et les milles et unes étincelles dans ses yeux s’emparent alors de toute la peine que j’ai pu ressentir au cours des mois derniers. Mon cœur
n’est plus serré, mes traits ne sont plus tirés et frustrés. Mes joues sont aussi roses que mon visage est rayonnant.
- Où sommes-nous ?
- Ce n’est pas
important. Répond ma mère. Tu n’as pas besoin de le savoir car tu ne vas pas y rester.
- Oh si ! Biensûr que si ! Je veux rester près de toi, tu m’as tellement manqué, je me sens si bien…
Elle resserre davantage son étreinte comme si elle savait tout ce que j’avais traversé depuis qu’elle avait quitté cette Terre.
- Des tas de choses t’attendent encore ma chérie, il ne faut pas renoncer. Tu es ma fille, une battante comme je l’ai été à travers ma maladie.
Et jusqu’au dernier moment je me suis battue. Je sais que tu le peux aussi.
- Non, c’est trop dur…
je ne peux plus…
- La vie est un sacré mystère, Sara. Je ne peux pas te dire pourquoi un
jour elle remplie ton cœur de joie et pourquoi le lendemain elle te fait porter tous les malheurs du monde sur les épaules… mais ce que je sais c’est qu’elle t’apporte l’amour. Et cela, je crois
savoir que tu l’as trouvé. Sourit-elle.
Je recule d’un pas pour l’observer. Elle est si belle et ses paroles sont tellement vraies.
- Cet amour te donne des ailes ma chérie, voilà pourquoi tu dois retourner vivre dans ce monde.
- Je me sens tellement perdue là-bas, et j’ai si mal !
- Gardes la foi mon enfant et penses à moi pour te donner le courage d’avancer. Je t’aime et je crois en toi.
Les larmes roulent sur mes joues, je la vois déjà commencer à disparaître.
- Non Maman ! Ne pars pas ! Ne pars pas ! Je t’aime tellement !
Mais en disant ses mots, je me rends compte que ce n’est pas ma mère qui part cette fois mais moi. Je me sens comme aspirée, entraînée. Mon Dieu, ma tête est de plus
en plus douloureuse… tout comme mes bras et mes jambes.
Tuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuutttt - tut –
tut – tut
- Sara ? Sara Tancredi vous m’entendez ?
- Elle revient à elle ! Docteur c’est formidable, elle est de nouveau stable !
J’ouvre les yeux avec difficulté et les images floues devant moi se font de plus en plus nettes.
- Bienvenue sur Terre, Sara Tancredi ! Sourit le médecin au-dessus de moi.
Par Pitchoune
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