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  • : Du Côté de Sara Tancredi
  • sara-tancredi
  • : Prison Break Fanfiction detente
  • : Voici ma fanfic "Du Côté de Sara"... Elle raconte l'aventure Prison Break à travers les yeux de Sara Tancredi. Cette fanfiction est un mélange entre les événements de la série et d'autres séquences que j'ai imaginé. A vous de me donner vos impressions ! En espérant que cette histoire vous plaise... Bonne lecture ! ;-)
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Jeudi 16 août 2007

Banni--re-Du-cot---de-Sara-Chapitre-copie-8.gif


Toujours dans la panique et le brouhaha, je pressais de plus en plus le chiffon contre ma bouche sentant la fumée jusque dans ma gorge. De l’autre main, j’essai d’enlever ma blouse de médecin afin d’éponger quelque peu le sang que je perdais de mon bras ouvert à vif.


Ayant épuisé toutes les solutions à ma portée, je ne pouvais plus rien faire pour éviter la fumée et les flammes qui commençaient à envahir la pièce. Et les prisonniers auraient bientôt réussit à venir à bout de la porte de l’infirmerie.


Soudain j’entendis des bruits étranges au-dessus de ma tête. Lorsqu’enfin je levai les yeux, j’aperçus une case du plafond s’ouvrir. C’est alors que la tête de Michael Scofield apparut ! A cet instant, je n’étais plus vraiment sûre d’être encore en vie… ou alors étais-je dans la quatrième dimension ? Etait-il possible que la fumée provoque des hallucinations ?



- Ma main ! Hurla-t-il. Prenez ma main !


Mes jambes ne me tenaient plus guère debout, mais je rassemblai toutes mes forces et saisis une chaise pour grimper dessus. J’abandonnai la blouse qui m’avait servi de pansement et lui tendit les bras.

Il attrapa mes mains puis mes bras et réussit à me hisser jusqu’à lui. Une fois saine et sauf, je risquai mes yeux par l’ouverture pour voir le théâtre de mon cauchemar sous mes pieds. Les détenus réussirent à ce moment-là à défoncer la porte.


- Sara, où tu caches-tu ma belle ? Tu veux jouer à cache-cache dans la fumée ?
- Le premier qui la trouve se la fait, les mecs !


Michael me regarda et perçut immédiatement mon état de panique.

- Venez… Il ne faut pas rester ici…


J’acquiesçai alors de la tête en serrant mon bras blessé contre moi et le suivis en rampant comme je pouvais dans cet étrange faux-plafond. Mais au bout de deux minutes déjà, je fus incapable d’avancer plus loin, sentant mes forces m’abandonner lâchement.


- Je n’en peux plus… Murmurai-je à bout de souffle.
- On va s’arrêter ici un moment pour que vous récupériez un peu. Je suis désolé de vous avoir forcé à avancer, mais nous ne pouvions pas rester juste au dessus de l’infirmerie.


Comment aurai-je pu lui en vouloir ? Il venait de me sauver la vie… Et si nous étions restés à l’endroit même où le plafond était ouvert, les prisonniers nous auraient tout de suite vus.

Je ne réalisais toujours pas que j’étais en sécurité et je tremblais encore de tout mon corps, complètement bouleversée par ce qu’il m’était arrivé.


- Vous êtes blessée ? Constata-t-il alors avec effroi en observant mon bras contre moi.
- Ca va… Répondis-je bien que traumatisée par la peur.


Sans un mot, il s’approcha au plus près de moi et saisit mon bras. Mon sang coula alors dans ses mains et je gémis de douleur lorsqu’il essaya de le bouger. Il le reposa doucement contre moi et aperçut les marques bleues et violettes sur mon cou.

- Mon Dieu… Que vous ont-ils fait ?


Mes yeux se remplirent à nouveau de larmes. Il porta alors ses mains sur mes joues tout en plongeant son regard le plus intense dans le mien puis caressa mon cou comme pour voir de plus près si ces terribles marques étaient bien réelles. Je n’avais jamais été si proche de lui et c’était la première fois depuis notre rencontre que je sentais la chaleur de ses mains sur moi.

Sans réfléchir, je me jetais dans ses bras et fondis en larmes. Je sentis ses bras se resserrer autour de moi et sa tête venir contre la mienne avant de la laisser glisser sur mon épaule. Mon cœur tapait si fort qu’il dût le sentir contre lui à travers ma poitrine. Conscient du traumatisme que je venais de subir, il resserra davantage son étreinte.


- C’est terminé Sara… Murmura-t-il en prononçant pour la première fois mon prénom. C’est fini.

J’ouvris de nouveau les yeux et réalisai enfin que j’étais plus ou moins en sureté à présent. Je me desserrai alors de son étreinte et m’assis à ses côtés.


- Comment cela a-t-il pu arriver ?
- Je n’en ai aucune idée mais votre bras m’a l’air mal en point… Je ne suis pas docteur, plaisanta-t-il, mais je crois que nous devrions nous dépêcher de trouver une sortie pour vous soigner.
- Non attendez… Dis-je en le retenant pas le bras. Pourquoi… êtes-vous là ?


Michael s’assit de nouveau à côté de moi et plongea son regard dans le mien. Malgré l’obscurité qu’offrait le conduit de ce faux-plafond, j’arrivai encore à distinguer la couleur incroyable et captivante de ses iris.


- Il y a des écrans de surveillance dans le bureau des matons et je vous ai vu. Vous aviez besoin d’aide… et je suis venu. Expliqua-t-il le plus simplement du monde.
- Comment pouviez-vous connaître cet endroit ? Questionnai-je.


Michael Scofield retrouva aussitôt le sourire.

- Apparemment vous avez retrouvé vos esprits, Docteur !


Je souris à mon tour. J’étais en réalité de plus en plus perplexe face à cette situation. Comment était-il venu jusqu’ici ?

- J’ai dû nettoyer les moisissures avec l’équipe des T.P. à plusieurs reprises, alors je connais assez bien l’endroit… Expliqua-t-il en baissant les yeux.
- Mon Dieu Michael, mais c’est très dangereux ! Ces sont des substances nocives !
- On était équipé et puis, je n’ai pas la santé fragile…
- Diabétique néanmoins… Lui rappelais-je pour le taquiner.



Je poussai alors un nouveau gémissement tant mon bras me faisait mal. Ce dernier perdait d’ailleurs de plus en plus de sang et ayant abandonné ma blouse, je ne pouvais plus rien mettre autour pour arrêter l’hémorragie sans me retrouver à moitié nue devant lui... Comme si je venais de communiquer cette pensée à Michael, je le vis commencer à déboutonner sa chemise de prisonnier.


- Votre bras saigne de plus en plus… Je vais mettre ma chemise autour pour essayer d’arrêter l’hémorragie.

Michael ôta sa chemise le laissant alors en simple tee-shirt. La vue de tout le sang que je perdais commença à me faire tourner de l’œil. Le jeune homme s’en rendit immédiatement compte.


- Est-ce que ça va ?
- Comment dire… Bredouillai-je. Voir le sang d’autres personnes toute la journée ne me fait absolument rien… Mais le mien me donne des vertiges… Expliquai-je un peu maladroitement.
- Bien… Vous êtes étrange comme docteur ! Dit-il ironiquement pour essayer de me détendre. Attendez… Regardez-moi… Improvisa-t-il. Regardez-moi bien dans les yeux… Pendant ce temps-là, je vais entourer la chemise autour de votre bras et serrer le plus que je pourrai pour arrêter le sang.


Sans rien dire j’exécutais ses paroles. Mes yeux accrochèrent alors les siens et j’en oubliai presque la douleur. Je ne les quittai pas une seule seconde avant qu’il ait terminé.


- C’est bon, je crois que ça tiendra…
- Michael… merci beaucoup. Vous vous êtes incroyablement bien débrouillé !
- Pour une fois que c’est moi qui peux jouer au docteur… Répondit-il en m’adressant un clin d’œil.


Nous entendîmes alors des voix résonner sous nos pieds.


- Où a-t-elle bien pu passer !
- Cette salope ne doit pas être bien loin… Grinça alors la voix de Théo apparemment revenu à lui.
- Comment a-t-elle fait pour aller dans le plafond ? Questionna alors un autre prisonnier.
- J’en sais rien… Mais je vais continuer de donner des coups de balais au plafond de tout le bâtiment s’il le faut !


Nous vîmes alors avec stupeur le plafond s’ouvrir à quelques centimètres de nous. Michael me tira vers lui et attendit que la tête de Théo apparaisse pour lui envoyer un grand coup de pied.

- J’ai fait pas mal de foot étant gamin… Lança-t-il. Venez, il faut avancer !



Arrivés au bout du circuit, nous n’avions alors pas d’autre choix que de sauter depuis l’endroit où nous nous trouvions jusqu’au sol. Voyant la hauteur qui nous séparait de la terre, je sus alors que je ne pourrai jamais descendre et utiliser mes bras pour me cramponner au bord avant de me laisser tomber… Michael observa la distance et la paroi à laquelle s’accrocher avant d’atterrir sur nos pieds et porta de nouveau son regard sur moi… puis son mon bras.


- Michael… Je ne pourrais pas…
- Sara ! Me coupa-t-il. Je vais descendre le premier et une fois au sol, je vous porterai.


N’ayant pas d’autre solution en vue, je me contentai d’acquiescer de la tête. D’un air entendu, Michael passa ses jambes de l’autre côté du mur et laissa glisser son corps le long de celui-ci tout en accrochant le bord avec ses mains. En voyant sa performance, je me rendu alors compte que même munis de mes deux bras valides, il aurait été difficile pour moi d’imiter cette prouesse !

Une fois à terre, il regarda autour de lui si personne ne venait perturber l’horizon puis revint au pied du mur en me tendant les bras.


- Vous allez y arriver… Gardez bien votre bras blessé contre vous. Assoyez-vous calmement et laissez-vous glisser, je vous rattraperai au vole ! Expliqua-t-il comme s’il s’agissait d’exécuter un numéro de cirque.


Moi qui n’avais pas fait de sport depuis si longtemps ! Songeais-je alors les pieds dans le vide. Je suivis précisément ces paroles et me laissa glisser lentement le long de la paroi sans lâcher mon regard du sien. Celui-ci était comme une bouée de secours, un réconfort intense qui m’aurait permis d’aller au bout du monde. Toujours les bras grands ouverts, Michael m’intercepta lors de ma chute comme il me l’avait promis.


- Je vous tiens… Murmura-t-il alors qu’il me tenait dans ses bras.


Nos regards s’enflammèrent comme des braises enfouies depuis trop longtemps sous la cendre. Une fois à terre, je sentis ses mains se resserrer autour de ma taille et mes bras sur ses épaules entourèrent alors naturellement son cou. J’étais littéralement entrain de me noyer dans l’océan de ses yeux et aucune voix intérieure ne tentait de m’arrêter.



Non, ce ne fut pas ma conscience qui nous stoppa mais la bande de prisonniers de l’infirmerie qui débarqua en trombe dans la salle qui était encore déserte il y avait encore une poignée de secondes.

- Elle est là les mecs !
- Salut poupée, tu nous reconnais !


Michael me poussa sur le côté pour m’écarter de la bande de prisonniers et s’avança devant eux.

- Gueule d’ange !! S’écrièrent-ils alors d’une seule voix.
- Alors Scofield… Tu as voulu te faire la Doc’ en douce ! Tu vas bien partager une si belle créature avec tes vieux potes, hein ?


Kouamé se jeta alors telle une bête sauvage sur Michael et lui décrocha un coup de poing dans la mâchoire. Son visage si doux devint soudain incroyablement dur et fermé. Il se jeta à son tour sur le noir le plus costaud de Fox River, comme s’il ne connaissait plus ni la peur ni la force de son adversaire. Cette sensation semblait lui donner des ailes. Il lui sauta au cou et tenta de le stabiliser au sol. J’aperçus alors à ce moment-là ce cher Théo qui s’apprêtait à donner un coup de balai à Michael. Mon sang ne fit qu’un tour, je fonçai sur lui et envoya un coup de pied magistral à l’endroit même où le jeune homme était fraîchement opéré. Son genou ploya sous le choc et le neutralisa complètement.


Michael me regarda d’un air surpris, un sourire au coin des lèvres.

- J’ai réussi à assommer Kouamé mais étant donné son envergure, je doute qu’il reste inconscient bien longtemps… Vite, venez ! S’exclama-t-il en quittant la pièce.



Nous courûmes à toute vitesse sans nous retourner jusqu’au couloir principal et nous vîmes alors les détenus déchaînés dans le couloir adjacent au nôtre.

- Nous sommes bloqués… Constatai-je avec horreur.
- Non… Prenons cette porte, elle nous conduira vers une sortie de secours. Affirma-t-il en la désignant du doigt.
- Michael cette issue ne nous emmènera nulle part. Nous sommes obligés d’emprunter le couloir principal pour sortir !
- Nous n’avons pas le temps de discuter… Je vous en prie faite moi confiance !


Sans attendre une seconde de plus, j’empruntais moi-même le chemin qu’il proposait et à bout de souffle, nous tentions alors d’atteindre la sortie la plus proche.

- Nous y sommes ! Cria-t-il.


En effet, je dû reconnaître en moi-même qu’il avait raison… De plus en plus de questions sans réponses fusaient dans ma tête. Comment pouvait-il connaître autant de chemins à l’intérieur de cette prison alors qu’il était là depuis moins longtemps que moi !


- C’est ici que nos chemins se séparent, Docteur…
- Non… Soufflai-je.
- Je ne peux pas sortir avec vous. Rappelez-vous, je suis un prisonnier !


Une boule vint de nouveau me serrer le ventre. Je ne pouvais pas le laisser à l’abandon au milieu de ces monstres en liberté… pas après tout ce qu’il avait fait pour moi… pas maintenant que je commençais à le connaître un peu mieux !

Soudain j’aperçus avec horreur un point rouge au milieu de son torse. Affolée, je fis volte face et regardai au dehors.

- Des tireurs d’élites ! M’écriai-je.



Michael saisit mon menton entre ses doigts pour me forcer à le regarder et à me calmer.

- Écoutez-moi… Ils ne vont pas me tuer. Vous allez tranquillement sortir et je vais m’écarter ! Tout se passera bien ! Tenta-t-il de me rassurer.
- Non Michael… Ils vont vous tuer ! Répliquai-je d’une voix tremblante.
- Sara… je vous en prie, faites ce que je vous dis. Vous allez vous retourner, ouvrir la porte et courir jusqu’aux gardiens… Ne vous retournez pas et ne vous occupez pas de moi !


« C’est hors de question ! », pensai-je en secouant la tête. Mes yeux ne cessaient de fixer le point rouge au centre même de son T-shirt gris. Soudain j’entendis le grondement des prisonniers qui pénétraient au bout du couloir. Il fallait agir vite ! Je me retournai alors et ouvris la porte. Puis dans un dernier élan, je saisis le bras de Michael et le tira de toute mes forces, l’entrainant avec moi à l’air libre, dans une chute phénoménale.

Un tireur d’élite tira une balle à cet instant précis.

Je me trouvai moi-même étendue dans l’herbe, le corps de Michael Scofield allongé sur moi. L’espace d’une seconde j’eus peur que la balle ne l’ait touché ! Mais je fus immédiatement rassurée quand je vis le géant noir s’effondrer au sol. Michael releva la tête, étourdit par la brutalité de notre chute et porta alors sur moi un regard plein de reconnaissance mêlé à l’étonnement.



C’est alors qu’une dizaine d’hommes armés nous encerclèrent et arrachèrent Michael à moi, le menottant et le pressant d’avancer. D’autres se jetèrent sur moi et me portèrent jusqu’à l’ambulance la plus proche.

- Docteur Tancredi ?
- Est-ce que vous allez bien ?
- Docteur ?


Une dizaine de voix s’élevaient au dessus de ma tête alors que je regardai Michael Scofield disparaître au milieu des gardiens.

- Sara ! Ma chérie ! S’écria alors une voix familière.
- Papa !



Oubliant tous les infirmiers autour de moi, je me jetai dans les bras de mon père et le serra de toutes mes forces contre moi. Des larmes de soulagements glissèrent alors sur mes joues. J’étais vivante !

- Sara ! Tu es inconsciente ma pauvre fille ! Je t’avais dis que cela finirait par arriver !



Sans même répondre quoi que ce soit, je le serrai une nouvelle fois dans mes bras, trop heureuse de le voir s’inquiéter pour moi malgré ses éternelles paroles blessantes.





*   *
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par Sunshine
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