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Voici ma fanfic "Du Côté de Sara"...
Elle raconte l'aventure Prison Break à travers les yeux de Sara Tancredi.
Cette fanfiction est un mélange entre les événements de la série et d'autres séquences que j'ai imaginé.
A vous de me donner vos impressions ! En espérant que cette histoire vous plaise...
Bonne lecture ! ;-)
Avoir croisé le visage souriant de Michael Scofield au petit matin ne pouvait que me faire commencer la journée de bon pied. Arrivée la première à l’infirmerie comme
à mon habitude, je saluai joyeusement le personnel médical qui arriva plusieurs minutes après moi.
Aujourd’hui nos emplois du temps étaient tous surchargés ! Et pour ne rien arranger, nous étions mercredi… le jour que Katie réservait à ses enfants. Deux petits
bouts de choux de deux et cinq ans. Il m’était arrivé de les garder quelques fois pour rendre service à ma collègue et amie, divorcée depuis deux ans. Le mercredi nous nous répartissions donc
toujours ses détenus.
Je jetai un coup d’œil dans la salle des malades depuis le couloir. Il était rare de voir les lits tous occupés mais malheureusement aujourd’hui, je compris que
c’était le cas. Je saisis les dossiers médicaux de mes patients ainsi que ceux de Katie et m’avançai dans la salle.
- Bonjour Jeffrey ! Lançai-je cordialement en m’avançant près de son lit.
- Bonjour Docteur. Ma tête me fait toujours aussi mal… Ces migraines ne passent pas… - D’accord… Linda, vous pouvez poursuivre mon traitement pour ce patient. Expliquais-je à l’infirmière à mes côtés.
Je notai le dernier diagnostic sur son dossier avant de passer au détenu suivant.
- Je suis passée dans l’aile A tout à l’heure… Quelle chaleur il faisait, c’est insensé ! Comment peut-on laisser tous ces hommes mourir de
chaud ainsi ! S’exclama Linda qui travaillait à Fox River depuis plusieurs années.
- Ce n’est sans doute pas normal… J’espère que les gardiens l’ont signalé au directeur…
Je passais les trois-quarts de la matinée à ausculter les détenus les plus affectés. Je pris ensuite le temps de rejoindre la salle de pause pour souffler deux
minutes puis repris le chemin de la salle des malades.
Je soupirai alors à la vue de Bellick qui stationnait dans le couloir. Dire que c’était lui qui m’avait proposé de postuler à Fox River lorsque nous nous
étions rencontrés quelques mois auparavant ! Il avait d’ailleurs tenté de me séduire plusieurs fois… Me rappelais-je. Mais malgré toute sa bonne volonté, il ne m’attirait ni physiquement ni
intellectuellement. Et plus je le connaissais, plus je me disais que nous devions venir d’une planète différente tant nos points de vue divergeaient à chaque instant ! Mes refus aussi gentils et
polis étaient-ils, l’avaient certainement aigri davantage et je sentais à présent toujours un énorme froid entre nous nous dès lors que nous nous croisions.
- Bonjour Sara. - Bonjour Capitaine Bellick.
Répondis-je poliment sans pour autant m’arrêter.
- Attendez Docteur… Le Directeur m’envoie vous avertir.
Contrainte de stopper ma course pour l’écouter, je me résolus à faire volte-face.
- Je vous écoute… - Il fait une chaleur à crever dans l’aile A…
Cette bande de taulards est complètement surexcitée. - Comment en serait-il autrement ! C’est un vrai four
là-bas… Que s’est-il passé ? - C’est une panne apparemment… Mais en attendant que ce soit réglé, vous devriez
retourner avec le reste du personnel médical dans la salle principale. - Capitaine Bellick, vous savez autant
que moi que je n’ai pas le droit de refuser des soins à un malade. Un bon nombre d’entre eux ont fait des malaises dus à la chaleur, je dois aller les ausculter. - Tous des simulateurs ! Pesta-t-il.
- Je pense que ni vous ni moi n’avons envie de perdre notre travail, alors je vous en prie… Retournez traquer les voyous et je m’occuperai de les
soyez… - Très bien, allez-y ! Grinça-t-il entre ces dents, visiblement vexé.
Je le regardais quitter l’infirmerie et me mis alors à penser à Michael… J’espérais fortement qu’il ne soit pas au cœur des émeutes une fois de plus. Sa dernière
bataille lui avait coûté chère.
De retour dans la salle des malades, je constatai qu’il faisait de plus en plus chaud. J’aperçus ensuite Théo, le détenu qui énervait tant Katie et qu’elle appelait
ironiquement « le petit caniche hargneux ».
- Bonjour Théo… Alors comment va cette jambe aujourd’hui ? Le questionnai-je tout en passant mes mains sur son genou.
- Ooooh !! Cria-t-il. C’est encore très douloureux…
- Vous venez de vous faire opérer, c’est tout à fait normal… Le rassurai-je.
Le gardien qui marchait de long en large dans la salle comme un lion en cage reçut soudain un appel. Je n’en compris pas tous les mots à l’inverse des détenus qui se
trouvaient près de lui.
- Wha les mecs ! Réveillez-vous ! Ils ont bouclé l’aile A !! ‘Va y avoir du sang sur les murs !! Hurla le prisonnier le plus imposant de
la salle.
Je posai alors un regard rempli d’inquiétude sur le gardien. Et j’observai avec terreur que celui-ci semblait aussi peu rassuré que moi.
- Bougez pas Doc’ ! Je vais voir si les gars ont besoin de renfort dans l’aile A ! - Non, ne partez-pas… M’exclamai-je.
Mais celui-ci ne m’écouta pas et me laissa parmi les prisonniers qui, comme par miracle, semblaient tous aller bien mieux.
Au moment où le gardien atteignit la porte, Kouamé, un prisonnier noir et des plus musclés lui attrapa la gorge et la serra de toutes ses forces entre ses
puissances mains.
- Lâchez-le ! Hurlai-je alors.
Mais ce n’était apparemment pas le moment de jouer au héros, la plupart des prisonniers se levèrent aussitôt de leur lit et s’avancèrent vers moi d’un pas menaçant.
Je crois que c’est à ce moment précis que mon cauchemar commença.
Kouamé lâcha enfin le gardien qui retomba lourdement au sol, inerte. Il se jeta alors sur moi pour me faire taire et porta ses énormes mains cette fois-ci autour de
ma gorge. Tremblant de tous mes membres et essayant en vainc de happer un peu d’air, je sentais peu à peu mes membres se raidir. Seul le brouhaha des détenus hurlant et insultant me parvenait aux
oreilles. Je réussis à utiliser mes dernières forces pour lui donner un violant coup de genou sous la ceinture.
Sous le coup, il me lâcha et je réussis à atteindre à quatre pattes la salle d’infirmerie d’à côté. Je me précipitai sur la poignée et fermai le verrou à clé alors
que j’entendais mon agresseur hurler de douleur.
- Tu vas me payer ça Doc’ ! Tu vas me le payer cher ! Hurla-t-il. Allez les gars,
on va pas laisser cette salope s’en sortir comme ça ! - Ouais, viens Doc’ !! Ca va être ta fête
! Cria un autre détenu.
Assise contre la porte, je portai mes mains à ma gorge et tentai de la masser pour laisser passer l’air. Le sauvage l’avait serré si fort que des marques bleues
avaient remplacées ses mains. A peine avais-je repris mon souffle que je sentis des énormes coups dans mon dos… Cette bande de loups était entrain de défoncer la porte.
Mon sang ne fit qu’un tour, je parcourus des yeux rapidement la salle, cherchant un moyen de bloquer la porte. Ne trouvant rien de plus lourd que le bureau, je
réussis à le pousser, non sans mal, jusqu’à l’entrée.
- Qu’est-ce que tu fais, Doc’ ? - Tu aimes faire durer le
plaisir, on dirait ? - Sara, ma chérie, ça me fait de la peine de te voir te détourner de moi
ainsi… Pleurnicha le Schwarzenegger noir.
- Oooouvre, pétasse !
Je secouai la tête pour ne plus entendre ces atrocités et courus jusqu’au téléphone.
(…)
« Aucune tonalité ! » Criai-je, sentant que je cédais peu à peu à la panique. Mon téléphone portable ! Pensai-je alors. Mais mon sac à main était resté dans la salle
de pause. La peur monta alors peu à peu en moi. Mes yeux ne cessaient de parcourir de long en large la salle, à la recherche d’une solution miracle.
Des coups sourds contre la vitre de la porte me firent alors sursauter.
- Je t’aurais ma Doc’ ! Je t’aurais… - Rira bien qui rira le
dernier ! - Viens ma biquette ! Ouvres la porte… Je te jure que tu vas aimer ça.
L’un d’entre eux saisit un extincteur accroché au mur et commença à donner des coups dans la porte vitrée.
Une énorme boule me coinça la gorge, m’empêchant à nouveau de respirer à mon aise puis descendit jusque dans mon ventre. Je sentis les larmes me monter aux yeux.
J’aurais préféré être sourde plutôt que de continuer à entendre ces horreurs à mon égard. En proie au désespoir, je me jetai à la fenêtre et hurla que l’on me porte secours. Mais
malheureusement ces vitres étaient cruellement barricadées et je savais au fond de moi que personne… absolument personne ne pouvait m’entendre ni me voir.
Après plusieurs coups acharnés contre la vitre de la porte, elle finit par se fendre et l’extincteur passa à travers, laissant un trou au milieu. Théo se
précipita contre la porte et tenta de passer son bras à travers le trou pour atteindre la poignée. Mon sang ne fit qu’un tour. A ce moment là, je ne réfléchissais plus. Je me jetai sur l’armoire
de l’infirmerie et saisis l’une des plus grosses seringues qui s’y trouvait. Sans plus attendre, je l’enfonçai de toutes mes forces dans la main de Théo qui hurla sous l’effet de cette attaque
surprise.
- La salope ! Elle m’a eut ! Hurla-t-il avant de tomber raide sur le sol.
- Attends, je te jure qu’elle va le regretter…
L’homme chercha des yeux le bout de verre le plus tranchant parmi les débris de la vitre tombés à terre. Il finit par en saisir un et me regarda droit dans les yeux.
Par malheur, je m’aperçus trop tard de ce qu’il voulait faire… Il lança le bout de verre à travers la pièce et celui-ci se planta violemment dans mon bras.
L’impact me fit hurler de douleur. Mes yeux se remplirent de larmes… Je devais enlever cette entaille de verre de mon bras, vite ! Mon regard était tellement
brouillé par les larmes que je n’y voyais plus rien ! En un sens c’était tant mieux… Cela m’évitait de voir les horribles détails de mon avant-bras qui perdait de plus en plus de sang. Le bruit
des détenus qui frappaient encore et toujours contre la porte, mêlé à leurs insultes bourdonnaient dans mes oreilles.
Tremblante, je me laissai tomber dans un coin de la pièce et me préparai à extraire le morceau de verre… Je fermai très fort les yeux et tirai d’un coup sec.
J’hurlai encore, ivre de douleur et de peur.
- Viens ma biche, je te jure que tu ne le regretteras pas… - Hey j’ai une idée !! Lança Kouamé de l’autre côté de la porte. On va l’enfumer !! - Ouais, j’adore ton idée, mec !!
Je me retournai alors et vis un livre enflammé au milieu de la salle. Vite, je courus jusqu’à lui et le piétinai jusqu’à en brûler le bas de mon pantalon. Mais mes
efforts ne servirent à rien… Un, deux, trois autres livres tombèrent à mes pieds. Un autre détenu abandonna même jusqu’à sa chemise pour la brûler et la lancer à travers la porte. La fumée
envahit l’ensemble de la salle et me brûla la gorge. Je saisis un chiffon et le porta à mes lèvres pour tenter de me protéger des nuages de fumées qui m’entouraient. Les flammes gagnèrent de plus
en plus de terrain sur moi et je voyais peu à peu le bureau reculer devant la porte sous les coups des détenus.
Dans quelques secondes, s’ils ne réussissaient pas à entrer et à abuser de moi ou me tuer, c’étaient les flammes qui auraient raison de moi. Tremblante et
suffocante, je reculai encore et encore jusqu’à me retrouver coincée contre la fenêtre. L’impression que les rôles avaient changés me fit trembler de tous mes membres… J’étais prisonnière et je
commençais à entendre une petite voix au fond de moi me dire que c’était la fin.