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  • : Du Côté de Sara Tancredi
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  • : Prison Break Fanfiction detente
  • : Voici ma fanfic "Du Côté de Sara"... Elle raconte l'aventure Prison Break à travers les yeux de Sara Tancredi. Cette fanfiction est un mélange entre les événements de la série et d'autres séquences que j'ai imaginé. A vous de me donner vos impressions ! En espérant que cette histoire vous plaise... Bonne lecture ! ;-)
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Vendredi 27 juillet 2007

Banni--re-Du-cot---de-Sara-Chapitre-copie-5.gif



Rien n’était plus difficile que de soigner le détenu Theodore Bagwell, que tout le monde appelait plus communément « T-Bag ». La plupart du temps, je parvenais à faire abstraction des crimes qui avaient amené les détenus jusqu’à Fox River… Heureusement d’ailleurs, sinon il y en aurait un bon nombre que je n’aurais jamais soigné. Mais avec T-Bag, je devais toujours redoubler mes efforts pour ignorer les meurtres et les viols qu’il avait commis…  D’ailleurs même en m’efforçant de ne pas croiser son regard, je sentais toujours comme une tension malsaine entre nous. Ses mimiques me rendaient folles. Du coin de l’œil, je le voyais sortir sa langue de sa bouche à la manière d’un serpent devant sa proie. Ses yeux étaient fixes et fous et je les sentais sans cesse braqués sur moi. Pour rien au monde je n’aurais voulu connaître ses pensées.


-    Voilà Theodore, j’ai terminé, vous pouvez regagner votre cellule.
-    Merci ma belle…
Siffla-t-il entre ses dents.


Alors que je me retournais pour ranger mon matériel, je sentis son souffle chaud dans mes cheveux et sa main effleurer ma nuque tandis que l’autre venait s’appuyer sur mon postérieur.

Terrifiée, je lâchai mes instruments et alors que j’allai me retourner violemment, je le sentis comme « arraché » brutalement de moi.



Je vis alors l’incroyable sous mes yeux.

-    Michael ! M’exclamai-je.



Le détenu tenait T-Bag par le col de sa chemise contre le mur. Il le souleva jusqu’à ce que celui-ci ne puisse plus toucher terre.

-    Tu la touches encore une fois et je te jure que tu regretteras d’être né, T-Bag !
-    Doucement mon lapin !
Grinça-t-il. C’est une si belle demoiselle… Je voulais simplement la remercier pour son travail.


Michael assomma alors l’infâme serpent. La tête de celui-ci tapa contre le mur mais cela ne semblait pas l’avoir atteint le moins du monde.

-    Qu’est-ce que t’as « gueule d’ange, tu veux jouer au héros ?
-    Dégages d’ici et ne recommences plus jamais.
Lui murmura-t-il à l’oreille d’un ton menaçant avant de le reposer à terre.



Abasourdie ! J’étais complètement inerte devant la scène qui se déroulait sous mes yeux, totalement impuissante. Je ne pouvais pas intervenir et il était hors de question de faire appel à un gardien qui les emmènerait tous les deux devant le Directeur.

De nouveau sur ses pieds, T-Bag détendu le col de sa chemise. Il roula des épaules et sortit le bout de sa langue de sa bouche tout en fixant Michael de ses yeux remplis de haine. Tel un duel, le jeune homme ne détacha son regard à aucun moment jusqu’à ce que celui-ci passe la porte de l’infirmerie.



Toujours immobile au fond de la salle, je le regardai sortir et rejoindre les gardiens sans broncher. Une fois entre leurs mains, Michael se retourna et s’avança vers moi.

-    Ca va Docteur, vous n’avez rien ? Dit-il de sa voix douce et calme retrouvée.
-    Oui… Je vais bien… grâce à vous.

Je le vis poser ses yeux sur mon sourire plein de gratitude et un silence gênant s’empara de la salle. Mal à l’aise, je le brisai la première.



-    Alors Michael, comment va votre pied ? Installez-vous pour que je regarde, s’il vous plait. Je vais également changer votre bandage.

Il me sourit malicieusement et s’assit sans riposter. En m’attendant, je l’observai entrain de regarder par la fenêtre. Chaque jour depuis son arrivée, il n’oubliait jamais de passer quelques minutes devant cette fenêtre. « Il doit être tellement triste entre ses quatre murs… » Songeai-je alors en pensant que moi-même je souffrirai de ne plus voir la vie et la nature à travers ma fenêtre. Une façon comme une autre pour moi comme pour le reste de monde d’évader un peu son esprit…


Je défis délicatement le bandage autour de ses orteils et désinfectai la plaie recousue.

-    Comment cela se fait-il que l’on vous laisse seule avec quelqu’un comme T-Bag dans cette salle ? Interrogea-t-il tout en suivant mes mains du regard.
-    Je ne veux pas être entourée de gardiens quand je travaille… Ils sont dans le couloir, c’est bien suffisant.
-    Ca ne l’était pas cette fois-ci, Docteur…




Je levai alors la tête et le regardai dans les yeux. « S’inquiéterait-il pour moi ? » Me demandai-je.

-    J’ai eu de la chance que vous soyez mon prochain patient, en effet… Admis-je sans quitter ses iris couleur océan.
-    Vous êtes tout de même imprudente, Docteur.
-    Je vous en prie Michael, arrêtez, vous me faites penser à mon père !
Lançai-je en riant.
-    Le gouverneur ? Reprit-il intéressé. J’ai du mal à imaginer Frank, la justice à l’ancienne, surprotéger sa fille…


Je regrettai alors immédiatement mes paroles… Celle fois-ci, je lançai un regard blessé et affecté sur lui. Il s’en rendit immédiatement compte et ne prolongea pas la discussion. Et d’ailleurs, il était bien loin de la vérité. Mon père ne me surprotégeait absolument pas… Bien au contraire, il m’avait presque ignoré à la mort de ma mère… Sans doute  trop pudique pour me serrer dans ses bras et me consoler. Il se forçait malgré tout de demeurer un père présent et aimant lorsque ses associés lui en laissaient le temps…


-    Si vous n’êtes pas imprudente alors vous aimez le goût du risque !
Lança-t-il en me sortant de mes sombres pensées.
-    Vous êtes très drôle, monsieur Scofield ! Eclatai-je de rire à ces propos.
-    Je ne serais pas toujours là pour vous sauvez, Docteur Tancredi.

Je lui répondis en souriant et terminai son bandage.




*   *
*






Il n’y avait qu’un seul jour dans la semaine où je m’obligeai à sortir plus tôt de mon travail… Le jour des courses ! Soupirai-je en entrant  dans le super marché à proximité de chez moi. Je détestais faire du shopping. Et si j’avais aimé ça, cette époque devait remonter à l’université, lorsque je faisais du lèche-vitrine avec mes amies de fac pour être la plus belle lors de nos soirées étudiantes. Ce souvenir évoqué me fit sourire. Il était pourtant bien loin derrière moi.

Je savais toujours parfaitement ce que j’allais acheter. Je n’étais vraiment plus de celles qui passaient des heures dans les rayons à comparer les produits en eux, entre les plus diététiques ou les moins chers. Je redoutais toujours de croiser une connaissance… Un collègue de mon père, une ancienne amie de ma mère, une personne quelconque devant laquelle je devais absolument faire bonne figure quoi qu’il m’en coûtait.



Alors que je m’apprêtais enfin à  rejoindre les caisses, ce que je redoutais tant arriva. Et bien pire encore….

-    Sara ? Sara Tancredi ? Chantonna une voix derrière mon épaule.

Contrainte de m’arrêter, je me retournai tout sourire.


-    Oh Anna ! Bonjour !
-    Sara ! C’est incroyable !
S’écria-t-elle en me prenant dans ses bras.

Anna Johnson était une de mes amies de l’Université. Depuis, elle était devenue un vrai modèle de réussite. Je savais qu’elle était aujourd’hui avocate et qu’elle s’était mariée. Et en voyant la petite fille qu’elle tenait par la main, je devinai alors qu’elle n’avait pas non plu oublié d’agrandir sa famille. Anna était le genre de femme dont le bonheur immense était inscrit sur le visage. Elle rayonnait. L’énorme diamant à sa main gauche rappelait sans cesse qu’elle était mariée à un riche notaire. Je posai alors mes yeux sur ma main tristement nue.



-    Sara, tu es ravissante ! Comment vas-tu ?
-    Je vais bien.
Répondis-je du même sourire. Et toi ? Ta fille est magnifique ! Soulignai-je en la regardant affectueusement.
-    Ca ne peut pas mieux aller nous ! Rit-elle en passant sa main dans les cheveux blonds de sa fille. Ton père m’a dit que tu travailles au pénitencier de Fox River, dis-moi ! Ca doit être drôlement triste ! S’exclama-t-elle en faisant la moue, comme encore choquée par cette nouvelle.
-    C’est un travail passionnant. Me contentai-je de répondre.
-    Oh Sara, je dois filer, mon mari va bientôt sortir du travail et je n’ai même pas encore préparé le dîner ! Ca m’a fait plaisir de te voir en tout cas… On s’appelle pour boire un café ensemble !
-    Avec plaisir. A bientôt Anna !




Je me sentais terriblement honteuse. Je ne ressemblais en rien à mes anciennes amies, toutes mariées et employées dans les plus grandes boîtes de l’Etat. Visiblement, je n’avais pas choisi le même chemin. Et pourtant… Pensai-je. Je me sentais bien plus heureuse à mon travail avec mes prisonniers qu’à vivre ma triste vie que je tentais de fuir à chaque seconde.




*  *
*




Chapitre-6.jpg

par Pitchoune
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Commentaires

C'est trop bien, on a envie de continuer à lire...elle se pose plein de questions la petite Sarah....
L'image est toujours aussi belle...les sourcils froncés de Michael...rhooooooo
commentaire n° : 1 posté par : Callioppé le: 25/08/2007 19:50:35
coucou ! pas mal le coup du super héros qui vient sauver la princesse !c'est bien je n'ai rien à dire sur ce chapitre !!! continue comme ça !
commentaire n° : 2 posté par : fan de prison break le: 13/04/2008 10:06:22
J'adore Michael, c un vrai héros...
Eh oui, Sarah, t'aurais du te marier...mais tu peux te rattraper
commentaire n° : 3 posté par : mya2-hp (site web) le: 24/06/2008 20:57:06
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