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  • : Du Côté de Sara Tancredi
  • sara-tancredi
  • : Fanfiction Prison Break Loisirs
  • : Voici ma fanfic "Du Côté de Sara"... Elle raconte l'aventure Prison Break à travers les yeux de Sara Tancredi. Cette fanfiction est un mélange entre les événements de la série et d'autres séquences que j'ai imaginé. A vous de me donner vos impressions ! En espérant que cette histoire vous plaise... Bonne lecture ! ;-)
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Samedi 19 avril 2008
Hé non, pour une fois,
il ne s'agit pas d'un nouveau chapitre.

Cet article est consacré au
Grand Retour de Sarah Tancredi dans la série Prison Break !

C'est officielle, Sarah Wayne Callies revient !

Voici une interview du producteur exclusif de la série :





Attention ! La nouvelle est tombée via TVGuide où Michael Ausiello s'est entretenu avec Matt Olmstead, le producteur exécutif de la série et autant dire qu'elle vient de faire l'effet d'une bombe ! Ami(e)s fans de Prison Break, la prochaine saison 4 pourrait vous faire perdre la tête même si cette "révélation" frôle le grand n'importe quoi...

Vous êtes vraiment prêts ? ATTENTION LA SUITE DE L'ARTICLE VOUS REVELERA LA GRANDE SURPRISE DE SAISON 4. SI VOUS NE DESIREZ PAS SAVOIR, PASSEZ VOTRE CHEMIN !
Sara Tancredi n'est pas morte et elle reviendra en tant que personnage régulier dans la saison 4 du show de la Fox ! Oui, oui, vous avez bien lu !

Il semblerait que l'érosion des audiences, du mécontentement des fans quant à sa disparition et la noirceur de la série aient poussé les producteurs à redonner vie au personnage incarné par Sarah Wayne Callies. Une surprise ? Oui et non. Du n'importe quoi ? Un peu surtout que les dires de Olmstead n'arrangent rien sans parler du fait que L.J est censé avoir vu Sara mourir sous ses yeux... mais chacun ses goûts et chacun se fera sa propre idée selon son jugement.

Du pour, du contre...

Voici la retranscription de l'interview de TVGuide... qui laisse augurer une fin plus rayonnante que la noirceur prévue à l'origine.


Ausiello : Donc... ce n'était pas la tête de Sara dans la fameuse boîte...

Matt Olmstead :
En effet, ce n'était pas la sienne.


Ausiello : Mais, initialement, c'était bien supposée être sa tête. Pourquoi avoir changé d'avis ?

Matt Olmstead :
Ce qui nous a fait changé d'avis... c'est que nous avons réalisé que l'impact émotionnel le plus fort de la saison 3 a été la mort de Sara. Dès lors où nous n'avons pas pu avoir Sarah Wayne Callies pour tourner la scène, nous avons tout de suite envisagé de l'écriture au tournage qu'il pourrait existe une infime chance qu'elle soit toUjours en vie. Lincoln ne fait que jeter un bref coup d'oeil à la boîte. Cela pourrait être la tête de n'importe qui. Il n'a pas pu l'inspecter plus profondément...

L'ensemble de ce qui a découlé de cette situation est toujours resté assez vague afin que cette situation ne soit jamais très claire. Le fait de ne pas avoir vu Sara se faire tuer à l'écran nous permet à présent de la faire revenir. Ce faux meurtre a permis à la saison 3 de sombrer dans l'interrogation et a insufler une puissance narrative nécessaire à la saison.


Ausiello : Ne croyez-vous pas que cela est un peu injuste vis-à-vis du public qui l'a réellement crû morte ? Une sorte de mauvaise blague ?

Matt Olmstead :
Je ne pense pas que cela soit injuste car cela a permis à l'histoire d'ête pimentée. Le public a vraiment senti les personnaes en danger et cet arc narratif a également permis aux deux frères d'appréhender la nouvelle et de rentrer en conflit. Mais sincèrement, qu'aurions nous pu faire d'autre ? Nous ne pouvions pas non plus attacher Sarah Wayne Callies à une chaise durant 3 épisodes !

Et quand bien même si elle avait été libérée, qu'aurait-elle fait ? Cela aurai plus été un moyen de desservir le personnage si elle avait été libérée. Nous aurions bien entendu pu la faire partir en croisière mais bon...

Mais nous nous sommes dits que s'il fallait perdre ce personnage pourquoi ne pas le tourner en drame ? Nous ne voyons pas tout de suite l'impact sur le public c'est vrai... mais il est important de laisser le doute parfois.


Ausiello : Quel rôle a joué les complaintes des fans dans ce "retour" ?

Matt Olmstead :
Ca a en effet été un facteur influent dans le cours des choses. Nous avons vu sur les blogs et forums, les nombreux messages de fans qi se demandaient si elle était vraiment morte. Cela nous a tout de suite interloqué et nous nous sommes dits : "Et si elle ne l'était pas après tout ?" Puis nous avons mis cette idée de côté afin d'avancer dans le cours des choses car ce "retour" et cette "possibilité" n'était vraiment pas à l'ordre du jour.

Puis nous sommes revenus de la grève des scénaristes et avons réalisé que nous ne pourrions pas finir la saison 3 comme à l'origine... ce qui nous a obligé à tout repenser, deffectuer un grand bond dans le temps niveau écriture afin de prendre un tout nouveau départ de suite d'intrigue. C'est ainsi que nous avons effectué un brainstorming de toutes nos idées, sans oublier le point principal : l'état mental et sentimental de Michael. La solution a été de repartir sur les mêmes rails que le début de saison 3 pour Michael. C'est alors que nous avons repensé à Sara et revisité l'idée qu'elle revienne.

Dès que nous en avons parlé, il nous a été rapporté que les fans se posaient toujours des questions à son sujet et par rapport à sa réapparition en "flashback" en fin de saison 3. Dès lors où les gens nous ont demandé "mais est-elle vraiment morte ? Y'a t-il une éventuelle possibilité qu'elle ne le soit pas vraiment ?" C'est là que nous avons su que nous tenions le bon bout pour la ré-introduire.


Ausiello : Et concernant le retour de l'actrice Sarah Wayne Callies suite aux désaccords de contrat en saison 3 ?

Matt Olmstead :
Tout allait bien de notre côté. C'était une décision de business. Sarah avait d'autres projets personnels, une maternité et elle ne voulait n'apparaître que dans une portion de la saison 3. Malheureusement la saison 3 a été remanié une tonne de fois. La Fox était vraiment à la recherche d'un moment d'émotions "très fort et inattendu". Dès que nous sommes arrivés avec l'idée d'un personnage a éloigner, tout s'est accéléré et la présence de Sarah Wayne Callies dans son état de maternité avancé ne nous a pas aidé pour ce que nous voulions faire...


Ausiello : Qu'est-ce qui a fait qu'elle ait accepté de revenir ?

Matt Olmstead :
Elle et mi avons beaucoup discuté de ce que la production avait en tête. Le fait que nous allons effectuer un bond en avant dans le temps, a aidé. Il y a un bon paquet de mystères à aborder : "que s'est-il passé durant toute cette période ?", "qu'est-ce qui fait que les personnages en sont là à présent ?", "que va t-il leur arriver ?" etc...

Et nous avons un sacré lot de choses intéressantes pour elle. Sarah a approuvé et a contribué à l'élaboration du personnage. Nous n'allons pas reprendre son personnage l'a où nous l'avions laissé et elle ne sera pas la fille qui attend sagement le retour du héros sans se fatiguer. Son personnage va rencontrer de nombreux facteurs de complication par rapport à sa personnalité ainsi que ses buts. Nous en avons donc discuté, elle a aimé et nous avons passé un accord.


Ausiello : Aucune rancoeur donc...

Matt Olmstead :
Oui on va de l'avant. Sara est une très belle femme et intelligente. Nous sommes tous des adultes. Ca n'a jamais été personnel. Je le redis, c'était une décision professionnelle et nous avons plus que jamais passé l'éponge.


Ausiello : Pouvez-vous nous dire comment Sara sera ré-introduite dans la saison 4 ?

Matt Olmstead :
Je dirai surtout que cela va tourner autour de ce qui s'est passé durant cette mystérieuse période entre son kidnapping et le démarrage de saison 4. Mais aussi, et surtout, sur le "comment" Michael va gérer cette situation.


Ausiello : Combien de temps ce sera écoulé entre la fin de saison 3 et la saison 4 ?

Matt Olmstead :
Environ un mois. Assez pour faire le lien entre les événements passés avec les cliffhangers de saison 3 c'est à dire les réponses à ces questions sans oublier d'aller de l'avant.


Ausiello : Sarah est prévue pour la saison 4 complète ?

Matt Olmstead : Oui.


Voilà, vous en savez un peu plus. A quand le retour de Kellerman ?


Par Pitchoune
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Dimanche 11 mai 2008




2ème partie




Nick roulait vraiment très vite. Quelques minutes plus tard, il se garait sur un parking.

- Je vais aller acheter les billets, Véro. Restes ici avec Sara.

A ces mots, il descendit de la voiture et partit en direction de l’aéroport.


-    Je t’en prie Veronica, vas-tu enfin m’expliquer ce qu’il se passe ? Où sont Michael et Lincoln ? Est-ce qu’ils vont bien ?
-    J’ai reçu un appel de Michael, apparemment ils vont bien et ils font tout pour ne pas que la police les retrouve. Je ne lui ai pas parlé longtemps mais il m’a dit que toutes les personnes ayant été en contact avec lui et Lincoln courent un grand danger… et en les aidants à s’évader tu as gagné la première place sur cette liste ! Il m’a donc demandé de te retrouver…

C’était insensé ! J’avais passé des heures à peser le pour et le contre du fait de m’impliquer dans cette évasion, je pensais avoir évalué tous les risques que j’encourais, mais j’étais à présent forcée d’avouer que j’étais bien loin du compte.

-    Pourquoi moi ? Qu’est-ce qu’ils me veulent ? Je n’ai rien… rien à leur apporter… et à qui déjà ? Qui en a après moi ? C’est un vrai casse-tête chinois ! M’énervais-je.

-    Ecoute Sara, l’important c’est que tu sois saine et sauve. Et tant que tu seras avec nous, il ne t’arrivera rien. Moins tu en sais mieux ça vaut pour toi, crois-moi !

Nick arriva au pas de course. Nous descendîmes de la voiture et arrivâmes à l’aéroport. Le jeune homme me tendit un billet. Intriguée, je lus les  informations inscrites. C’était un aller-retour pour Blackfoot !

Une fois dans l’avion et à l’abri des regards et des oreilles indiscrètes, j’essayais d’en savoir un peu plus. Si Veronica pensait m’avoir avec un « Mieux tu en sais mieux ça vaux », c’était très mal me connaître !

-    Je crois que je suis maintenant assez impliquée dans cette histoire pour en savoir plus… Lançais-je. Où allons-nous ?



Veronica aventura son regard à droite et à gauche, jusque dans l’allée centrale et se rapprocha de moi.

-    J’ai bossé jour et nuit sur le dossier de Lincoln afin de percer ce complot… et je suis sur une piste ! M’expliqua-t-elle. Terrance Steadman serait caché dans une petite maison de campagne au milieu de nul part !
-    Nous allons à la pêche aux informations. Compléta Nick en m’adressant un clin d’œil.



Je n’en croyais pas mes oreilles. Le  frère de la vice-présidente était bel et bien vivant et nous étions en passe de pouvoir le prouver ? Bizarrement, ce dénouement me semblait beaucoup trop rapide et trop simple pour être vrai. Mais j’avais toute confiance en ce duo de choc qui m’avait sauvé la vie et je savais à présent que j’irais jusqu’au bout avec eux.








*   *
*









Après avoir atterris, nous avions marché plusieurs kilomètres. Nick et Veronica avaient refusé de prendre un taxi pour nous conduire jusqu’à la maison de peur d’être suivis et de se faire remarquer à l’arrivée.

Cela faisait à présent plusieurs minutes que nous longions de petits chemins sinueux semblant ne mener nulle part. Je sentais ma cheville fatiguer de plus en plus et je n’avais malheureusement aucun calmant ou autre médicament pour soulager ma douleur. Malgré tout, je serrais les dents, pensant à mon objectif.



-    Nous y voilà ! Murmura Nick en nous stoppant net.

Il déposa un doigt sur ses lèvres pour nous faire signe de ne pas faire de bruit. Nous nous agenouillâmes au pied de la haie qui longeait ce qui semblait être une immense villa.

-    Les entrées sont surement gardées. Reprit Nick. On va se séparer. Vero, tu pars avec Sara derrière la maison et essayez d’entrer. Je vais passer par devant… Expliqua-t-il d’une voix basse.


Il sortit deux armes à feu de son sac à dos et en tendit une à Veronica qui la coinça à l’arrière de son jeans. La tournure des événements ne me plaisait guère mais je savais qu’il s’agissait davantage d’une mesure de sécurité et de persuasion qu’autre chose.

-    Le premier à l’intérieur appelle l’autre. Termina la jeune femme avant de me faire signe de la suivre.



Je regardais Nick s’éloigner de nous à pas de loup. Déjà une montée d’adrénaline incroyable s’empara de moi. J’avais l’impression de me retrouver en plein cœur d’un film policier ! Seulement voilà, ma vie n’avait rien d’une fiction…

Nous contournâmes l’immense demeure silencieusement. Veronica gardait les yeux en l’air, cherchant certainement d’éventuelles caméras qui surveilleraient le jardin.


Nous étudiâmes les alentours un instant. Pas un bruit. On aurait presque pu croire que la maison était inhabitée. La jeune avocate me fit signe de la suivre et nous nous dirigeâmes vers la porte de derrière. Plaquées contre les murs froids, nous attendîmes encore… toujours rien. Personne ne semblait surgir de l’intérieur pour nous attraper. Etait-ce possible que Terrance Steadman soit réellement à l’intérieur de ces murs qui semblaient n’être gardés par personne ? Honnêtement, j’avais peine à y croire et commençais même à penser que nous nous étions trompée de maison.


Alors que nous nous apprêtions à entrer, des voix se firent entendre.

Veronica posa un doigt sur ses lèvres et me fit signe de me baisser.


-    Qui êtes-vous ?
-    Je m’appelle Nick Savrinn et je crois que nous avons deux mots à nous dire, monsieur Steadman !


Nous n’en crûment pas nos oreilles ! Nous échangeâmes un regard interloqué et continuâmes d’écouter. Les voix venaient de l’autre côté de la maison. Ma complice me prit la main et me fit signe de me relever discrètement. Sans un bruit, nous contournâmes de nouveau la villa pour revenir à l’entrée principale où devait se trouver Nick.


-    Bravo monsieur Savrinn, vous avez trouvé ma cachette ! Siffla-t-il en tapant dans ses mains.
-    Comment avez-vous pu rester silencieux si longtemps ? Vous vivez dans une boîte en carton reculée du monde en attendant que l’on oublie qu’un homme a été condamné à mort par votre faute ?


Plus nous nous approchions, plus les voix devenaient distincts. C’est à l’angle de la maison que Veronica s’arrêta. Accroupies, nous aventurâmes notre regard de l’autre côté.

Enfin, je pus apercevoir Nick. Il avait sorti son pistolet et le pointait sur un vieil homme. D’où nous étions, il nous était impossible d’identifier le vieillard mais à entendre les paroles de Nick, il n’y avait plus aucun doute sur son identité.


-    Je vous ordonne de venir avec moi M. Steadman…
-    Malheureusement, je ne peux sortir de chez moi ! Si je franchis le seuil de cette porte, des alarmes vont retentir et puis… croyez-moi, votre intérêt, je ne bougerai pas d’ici.
-    Alors je vais appeler la police d’ici… Répliqua-t-il en sortant son téléphone portable.


Je fis signe à Veronica qu’il était temps de venir en renfort à Nick. Je me relevais et m’apprêtais à sortir de l’angle de la maison pour rejoindre le jeune homme.


-    A votre place, je ne ferais pas ça, Monsieur Savrinn…

Une voiture d’un noir étincelant arriva en trombe dans la cour et freina brusquement à quelques mètres de la porte, laissant une fumée épaisse derrière elle.

Veronica m’attrapa aussitôt par le bras et me tira de toutes ses forces à terre au coin de la demeure, à l’abri des regards.

Trois hommes déboulèrent de la voiture et braquèrent leurs armes sur Nick qui avait toujours son portable à l’oreille.



Tout se passa très vite.



Devant l’horreur de la situation, je voulus sortir de ma cachette et rejoindre Nick pour lui venir en aide. Mais Veronica m’attrapa une nouvelle fois et m’emprisonna de ses bras pour m’empêcher de bouger.

-    Raccrochez monsieur !

Les trois hommes se tenaient face à Nick. Il se retourna vers eux, le portable à l’oreille. Des coups de feu retentirent. Veronica pressa sa main sur mes lèvres pour m’empêcher de crier devant la scène qui se déroulait sous nos yeux.

Le corps de Nick criblé de balles tomba à terre dans un bruit sourd épouvantable. Le trio déplia une grande bâche noire comme on déplie une nappe et y engouffrèrent le corps sans vie du jeune homme. Deux minutes plus tard, le « paquet » était soigneusement rangé dans le coffre de la voiture garée devant l’entrée.

-    Retournez à vos occupations monsieur Steadman, c’est terminé ! Lança l’un des hommes en noir d’un ton dur et sans émotion.

Les assassins refermèrent la porte d’entrée et retournèrent dans leur voiture qui démarra au quart de tour dans la même fumée qu’elle était arrivée.




 La main de Veronica pressait toujours ma bouche d’un geste crispé. Je pouvais sentir ses larmes couler dans mon cou. Nous étions véritablement sous le choc de cette scène sordide qui s’était déroulée sous nos pauvres yeux.

La jeune femme retira sa main en tremblant et s’essuya les yeux.




Incapable de bouger, nous restâmes assises parterre durant plusieurs minutes sans mot dire. Veronica était tout bonnement en état de choc. Je m’approchais enfin d’elle et la serra dans mes bras pour y recueillir ses sanglots.



Nous demeurâmes ainsi jusqu’à la tombée de la nuit. Lorsque nous jugeâmes qu’il faisait assez noir pour minimiser les risques de nous faire prendre, nous quittâmes enfin la villa du cauchemar comme deux voleuses. Une fois de l’autre côté du portail, nous courûmes à en perdre haleine dans la nuit noire jusqu’à ne plus voir la villa. Je ne sentais plus la douleur de ma cheville enflée, ni même mon souffle que j’avais peine à reprendre. La peur s’était emparée de moi et me certifia que non… je n’étais pas dans un film.









Par Pitchoune
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Dimanche 29 juin 2008



1ère partie



Un bébé pleurait, des passagers échangeaient des discussions animées et les hôtesses circulaient dans l’allée. Tout se déroulait le plus naturellement du monde durant notre voyage retour. Pourtant ni Veronica ni moi n’échangions une parole. Les lèvres scellées, nous pouvions à peine croiser quelques regards désespérés de temps à autres. Le souvenir du corps de Nick criblé de balles et gisant à terre demeurait dans nos mémoires. Je réalisais alors pour la première fois à quel point la nature humaine pouvait être cruelle. Quelle ironie ! Soupirais-je. Moi qui travaillais dans une prison au contact des hommes les plus dangereux, je n’avais jamais autant ressenti cette impression d’impuissance qui me submergeait à cet instant. Moi qui pensais pouvoir contrôler, arranger et adoucir toutes les situations rien qu’avec un sourire, une écoute attentive et beaucoup de patience, je réalisais cette fois que je n’étais rien d’autre qu’un pion sur un échequier.


Veronica avait la tête baissé. Sans doute pensait-elle que Nick n’aurait jamais fini de la sorte s’il ne s’était pas aventurer dans cette affaire. Je la regardais malmener son portable dans ses mains, nerveusement. Puis mon regard alla se perdre à travers le hublot dans l’immensité de ce ciel sans nuage.


-    Mon Dieu, Sara ! S’exclama ma voisine en rompant le silence.

Intrigué, je vis son visage pâlir sérieusement.

-    Je ne peux pas le croire…

Elle désignait son portable et ses yeux semblaient ne plus vouloir quitter l’écran qui se présentait devant elle.

-    Que se passe-t-il, Veronica ?
-    J’ai reçu un message de Nick…

Je me sentis alors pâlir de la même manière que la jeune avocate. Elle se trompait, c’était évident.


-    Je… je n’ai pas regardé mon portable depuis que… depuis que nous nous sommes rendues chez Steadman et je viens de voir que Nick m’a envoyé quelque chose. Continua-t-elle en chuchotant, après avoir repris ses esprits.

Veronica me tendit son téléphone et désigna la photo qu’elle avait reçue. Je n’en crut pas mes yeux. Nick lui avait envoyé une photo de Steadman grâce à son portable avant de mourir.

-    Je ne peux pas le croire, Nick…
-    Nick est un héros ! Me coupa-t-elle.

Nous échangeâmes alors pour la première fois depuis notre froide nuit, un sourire.

-    Sara, Nick n’est pas mort pour rien ! Il a réussit à prendre Steadman en photo et à me l’envoyer avant que ces monstres n’arrivent… tu sais ce que ça veut dire ?
-    … que nous tenons une preuve que tout cela n’est qu’un horrible complot contre Lincoln ! Lâchais-je dans un souffle.


Veronica me sourit et ses yeux se mirent à briller. Je pouvais alors voir en elle l’étincelle du dernier espoir scintiller dans ses yeux. Tout n’était peut-être pas perdu.

-    Dès que nous aurons atterris, je contacterai Lincoln et nous le retrouverons… lui et son frère.

Voilà une décision qui n’en appelait aucune autre !  Je restais assise sur mon siège, droite comme un i à l’idée que j’allais revoir Michael. En avais-je réellement envie ? Une partie de moi le détestait pour m’avoir menti et utilisé de la sorte ! Mais au fond… au plus profond de moi, j’en mourrai de ne plus le voir. Ne plus avoir de nouvelles de lui était pour moi la pire des punitions. Son regard océan, son sourire mystérieux et son air taquin me manquaient cruellement. Et pourtant… aujourd’hui, bien pire qu’un détenu en prison, Michael Scofield était un des évadés les plus recherchés d’Amérique !





*   *
*









De retour sur la terre ferme, Veronica ne perdit pas une seconde. Elle se dirigea au pas de course vers un endroit isolé et me tira pas la manche. Lorsqu’elle jugea que nous étions dans un endroit assez discret pour pouvoir contacter Lincoln, elle sortit son portable. Une, deux, trois sonneries retentir… et plus les secondes passaient, plus je pouvais voir l’inquiétude et le stress se dessiner sur son joli visage. Nous vivions à présent constamment dans la peur et l’anxiété d’apprendre que Lincoln et Michael aient été coincés par le FBI.


-    Il ne répond pas… Soupira Veronica en raccrochant.


Je me pinçais les lèvres nerveusement. Une fois de plus, il n’était pas utile d’en dire plus. Nous savions toutes deux à quoi en penser et combien nous redoutions de ne pas savoir comment allaient Lincoln et Michael.



Soudain son téléphone sonna.

-    Oh mon Dieu, Linc ! C’est toi ! J’ai eu si peur que… oui… oui… tu es avec Michael ? Très bien… bien sûr ! Sara est avec moi… oui… d’accord…

Un large sourire envahit mon visage lorsque je compris que c’était Lincoln. Et à la seule pensée que Michael pouvait être en sécurité auprès de lui, mon cœur se mit à battre la chamade dans ma poitrine.


Au bout de quelques courtes minutes seulement, ils durent raccrocher. Ils avaient bien trop peur que la police n’interceptent les appellent pour risquer de discuter trop longtemps au téléphone.


-    Il est avec Michael, ils vont bien ! Je leur ai donné rendez-vous dans une heure à Hyde Park. Il y a toujours une foule d’étudiants et plus il y aura de monde, mieux ça vaudra pour nous. Expliqua-t-elle en retrouvant son assurance.


Dans une heure, nous allions retrouver Michael et Lincoln ! Me répétais-je dans ma tête pour me convaincre de la véracité de ses paroles.






Par Pitchoune
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Dimanche 7 septembre 2008



2ème partie

Ils étaient des centaines, peut-être des milliers à parcourir de long en large Hyde Park dans un brouhaha assourdissant. Les étudiants se plaisaient apparemment à se retrouver entre eux, à toute heure du jour le long de ces promenades, de ces grandes étendues de verdures, à l’ombre des arbres, dès que leur emploi du temps le leur permettait. Veronica avait raison… c’était l’endroit parfait pour retrouver deux des évadés les plus recherchés d’Amérique !

Etrangement, au fur et à mesure que nous avancions, mon excitation se transformait en une crainte, une angoisse que je ne pouvais contrôler. Ma partenaire de galère, elle, marchait d’un pas sûr et confiant, comme à son habitude. Une fois encore, je me pris à rêver d’avoir moi aussi, cette belle assurance.


- Tout va bien se passer Sara… Ici, c’est la cohue à chaque instant, on ne risque pas de se faire repérer. Les flics ne patrouillent qu’à la tombée de la nuit.
M’expliqua-t-elle, comme si elle avait deviné mon inquiétude.

Pourtant, je ne lui répondis pas. J’étais bien trop concentrée sur le fait de savoir que dans quelques minutes à présent, j’allais revoir l’homme qui m’avait rendu la plus heureuse et la malheureuse du monde. Mon cœur devait battre à cent à l’heure et mon cerveau ne devait plus très bien fonctionner sous la pression car à cet instant, j’étais incapable de me représenter le visage le plus doux du monde dans ma tête. Michael Scofield n’était plus qu’une ombre pour moi, seuls le bleu pur de ses yeux m’apparaissait, comme le plus profond de mes souvenirs.



- Mon Dieu… Lincoln ! Souffla la jeune avocate en s’arrêtant nette.


Stupéfaite, je me mis à regarder partout autour de moi quand enfin je le vis… Lincoln Burrows, l’homme sans qui toute cette histoire n’aurait jamais vu le jour ! Il était là… adossé contre un arbre, près d’un banc.

« Non, je ne peux pas… », pensais-je. C’était beaucoup trop tôt, je ne m’étais pas assez préparée à revoir Michael, ce serait trop dur. Mon cœur… mon cœur allait exploser dans ma poitrine !

Je respirais calmement et tentais de contrôler mes émotions pour le chercher des yeux. Qu’est-ce que cela signifiait ? Lincoln était seul… Remarquais-je, aussi surprise qu’affolée.



A la vue du grand frère, le visage de Veronica se fit instantanément plus doux et plus lisse. Elle semblait ne plus entendre cette vague de bruit qui nous entourait et s’avança lentement vers lui. Je ne bougeais pas d’un pouce. Je me contentais de les regarder croiser leurs regards pour la première fois depuis trop longtemps.

- Ve… Veronica… Balbutia Lincoln en la voyant s’approcher.

Sans plus de retenue, elle se jeta fougueusement dans ses bras et s’accrocha à lui comme à une bouée de secours. Lincoln enfouit son visage dans sa chevelure noire de jais pour lui murmurer quelques mots à l’oreille.

- Ma Veronica…

Il me sembla voir leurs bouches se frôler.
Veronica le regardait comme s’il s’agissait d’un revenant. Son regard semblait pénétrer tout son être comme s’il s’agissait-là, de sa dernière chance de pouvoir l’observer, le toucher…





- Sara, viens donc un peu par-là !
Se ravisa l’avocate à mon attention.


La séquence émotion étant de toute évidence terminée, je m’aventurai jusqu’à eux. Enfin je me retrouvais devant cet homme… ce géant aux traits durs et fermes qui semblait, à la vue du monde, aussi froid que l’hiver. Pourtant, pour avoir passé bien des heures à ses côtés à l’infirmerie, je le connaissais, je m’étais habituée à ce visage renfermé et à ce faux air désinvolte. Alors pourquoi soudain me faisait-il peur ? Non, ce n’était pas de la peur… j’étais impressionnée, tout simplement. Impressionnée de me retrouver devant cet homme à la forte carrure que le FBI pourchassait jour et nuit pour un crime qu’il n’avait pas commis.



- Sara… content de vous revoir. Grommela-t-il de sa voix sauvage.
- Bonjour Lincoln. Je suis heureuse de voir que vous allez bien.

Une question me brûlait les lèvres…

- Où est ton frère ? S’inquiéta Veronica.
- Il est à l’entrée de Hype Park. Il ne voulait pas que nous traversions le square ensemble. Tu connais mon frère, il flippe pour rien ! Se dérida-t-il. Il devrait nous retrouver dans quelques minutes.
- Bien.





J’avais mille questions à lui poser. Où étaient-ils pendant tout ce temps ? Avaient-ils rencontré des problèmes en route ? Comment allaient-ils ? Que comptaient-ils faire à présent ? Où étaient les autres évadés ?

Pourtant… pas un son ne sortit de ma bouche. J’étais transie de peur à l’idée de voir Michael arriver. Comment allait-il se comporter avec moi ? Et moi-même ? Seigneur, je n’étais plus sûre de rien et je savais que je resterais muette comme une carpe jusqu’à ce qu’il arrive.



Veronica et Lincoln ne se quittaient pas des yeux. Ils échangeaient des sourires, des soupirs de satisfaction à tout va.

- Est-ce que tu vas bien, tu es sûr ? Tu as l’air si fatigué et amaigri…
Lança-t-elle.
- Manger n’est pas vraiment notre priorité ces derniers temps, tu sais. Ce n’est pas le pire crois-moi. Je suis surtout épuisé, nous n’avons pas beaucoup dormi depuis que nous sommes dehors.




De loin, de très loin, je le vis soudain arriver vers nous. Je ne le cherchais pas particulièrement du regard pourtant il accrocha mes yeux comme s’il était impossible que je puisse le manquer à travers cette horde d’étudiants.

Mon cœur fit un bond dans ma poitrine. Machinalement, je reculai d’un pas… Je le vis avancer d’un pas rapide mais les yeux rivés sur le sol, comme s’il connaissait par cœur le parcours qui nous séparait. Arrivé à notre hauteur, il daigna enfin relever la tête, enfoncée dans sa casquette.



Nos retrouvailles ne furent pas aussi flamboyantes que celles de Lincoln et Veronica. Il s’arrêta à quelques mètres de moi, comme pour vérifier si je n’allais pas me jeter sauvagement sur lui pour lui arracher les yeux. Je pouvais sentir jusque là que lui aussi… il ne savait pas comment s’y prendre. Sa gêne et sa timidité étaient adorables… A présent en face de moi, je n’eus plus aucune difficulté à me remémorer tout ce qui faisait Michael Scofield, l’homme qui m’aurait fait traverser le feu pieds-nus.


J’avais espéré, rêvé cet instant depuis des jours ; la peur m’avait rongé chaque nuit ; et il était là, devant moi, droit comme un i. Pour la première fois, il n’était pas dans un habit de prisonnier. Je n’avais aucune idée d’où il pouvait bien sortir cela, mais il portait un costume beige d’un chic incroyable ! Michael portait une cravate ! Sa carrure et sa nouvelle tenue vestimentaire le faisait paraître plus « homme » que jamais. Il était séduisant. Il m’intimida.

Son visage était beaucoup plus fatigué et sombre que la dernière fois où nous nous étions vu. Une inquiétude permanente habitait ses yeux et il semblait ne pas avoir souri depuis des lustres. « Quelles horribles épreuves as-tu pu bien traverser pour l’amour de ton frère ? », songeais-je alors que je ressentais un étrange pincement au cœur.




- Bonjour… Me risquais-je en affrontant son regard pour la première fois depuis son arrivée.


Peut-être était-il un peu trop froid ce « bonjour », ou un peu trop distant… Comment un simple bonjour pourrait-il faire l’affaire après tout ce qu’il s’était passé depuis la dernière fois que nous nous étions vu ? Tant de choses avaient changés, nos vies étaient sans doute bouleversées, à jamais. Comment ce « bonjour » pouvait-il effacer ce feu d’émotions qui brûlait en moi à cet instant ? Foutu bonjour ! J’aurais mieux fait de rester muette !

Visiblement, il fut bien meilleur que moi. Il cligna des yeux, comme pour s’assurer que c’était bien moi qui me présentait devant lui. Emu, il enfonça davantage sa casquette sur sa tête, ce qui plongea son regard dans une ombre mystérieuse. Il était bouleversé.



- Je ne peux pas croire que tu sois là…
Murmura-t-il d’une voix entre les larmes et l’excitation.
- Michael… il s’est passé tant de choses… Si tu savais… Soupirais-je, incapable de le regarder directement.


Je fixais mes yeux au sol quand je sentis une chaleur m’envahir. Ses bras vinrent encercler mes épaules, sa tête se colla contre la mienne, fort, très fort. Machinalement, mes mains vinrent se glisser dans son dos, sur sa taille, dans son cou, sa nuque. J’avais besoin de le toucher, de sentir à nouveau son odeur, sa douceur. Une souffrance intense me parcourut le ventre, j’aurais voulu le serrer dans mes bras à en étouffer. Dieu qu’il m’avait manqué !

De toute évidence, Michael Scofield était bien plus fort que moi au jeu des retrouvailles.


Pourtant lorsque nous nous dégageâmes de notre intense étreinte, il n’en resta que la crainte et l’incompréhension. Je reculai et le dévisageai, soudain refroidie.

- Je suis heureuse de voir que tu t’en es bien sorti… Lui lançais-je, plus distante.
- Sara, je ne m’excuserai jamais assez pour ce que je t’ai fait. Répliqua-t-il, rongé par les remords.


Son frère se tourna vers nous, puis vers Veronica et sourit. Notre quatuor semblait l’envahir de joie.





Par Pitchoune
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